Ragnarök Festival 2018

Pour la troisième année consécutive, je me suis rendue au Ragnarök festival qui se tenait les 6 et 7 avril au Stadthalle de la petite ville bavaroise de Lichtenfels. Afin d’éviter le coup de barre fatidique dès le vendredi après-midi comme l’an dernier, j’ai cette fois-ci décidé de partir le matin même, en prenant l’avion jusqu’à Nuremberg, puis le train jusqu’à Lichtenfels. J’arrive sur place vers midi, et c’est à ce moment précis que j’ai réalisé que j’avais oublié dans le train ma sacoche qui contenait entre autres ma carte d’identité et mon argent. Le festival ne commençait donc pas très bien pour ma part, et j’ai été contrainte de rater le premier concert de la journée, le temps de faire le nécessaire pour espérer récupérer mes biens.

VENDREDI

DAWN OF DISEASE

C’est donc avec Dawn of Disease que le Ragnarök festival commence véritablement pour moi. La formation allemande a sorti son quatrième album intitulé Ascension Gate l’été dernier, et ce concert est pour elle l’occasion de le présenter au public, et pour moi de la découvrir.

Dawn of Disease propose un death mélodique toutefois assez bourrin, à rapprocher de groupes tels que Kataklysm et Hypocrisy. C’était peut-être un peu trop violent pour moi d’ailleurs, mais je pense que ma mésaventure ne m’a pas aidée à apprécier pleinement la prestation du groupe. C’était bien dommage car les musiciens avaient de l’énergie à revendre. A revoir dans de meilleures circonstances.

VANAHEIM

Je comptais sur Vanaheim pour me remonter le moral, et à peu de choses près, ils ont plutôt réussi ! Malgré leur modeste expérience de la scène et seulement un EP à leur actif, les Néerlandais assurent vraiment comme des chefs ! Du pagan/folk metal comme on l’aime, notamment influencé par des groupes comme Equilibrium, Finsterforst, Ensiferum, Moonsorrow et Finntroll, et où s’alternent morceaux épiques et festifs.

Le public s’est montré on ne peut plus réceptif à la musique du groupe, à tel point qu’un immense wall of death s’est formé. Pour un groupe de si petite renommée, cela faisait bien plaisir à voir !

SETLIST : Intro + From The Dark Lands / Daughter of The Dawn / Domovoi / Bound Between Times / The Dwarven Chant

NAILED TO OBSCURITY

Changement d’ambiance avec Nailed to Obscurity, qui nous vient d’Esens en Basse-Saxe. Le quintette officie en effet dans le death/doom mélodique, style que j’apprécie tout particulièrement. Nailed to Obscurity maîtrise son sujet à la perfection, en distillant des mélodies emplies de mélancolie à la Insomnium, et des passages lourds et sombres qui pourraient évoquer Katatonia et Paradise Lost. L’aspect progressif à la manière d’Opeth était également bien présent. Le set était essentiellement axé sur le troisième album du groupe, King Delusion, sorti l’an dernier.

SETLIST : King Delusion / Protean / Mythomania / Memento / Desolate Ruin

GRIMNER

J’étais tellement impatiente de revoir Grimner que les cinq minutes de retard sur le running order m’ont paru être une éternité ! D’autant plus que le groupe ne disposait que de quarante malheureuses petites minutes de set. Enfin, c’est déjà dix minutes de plus qu’à son premier passage il y a deux ans au Ragnarök, toujours cela de gagné !

Il s’en est passé des choses pour Grimner depuis la dernière fois que je les ai vus au Cernunnos Pagan Fest l’an dernier ! En effet, non seulement leur troisième album Vanadrottning est sorti il y a deux mois, mais un nouveau guitariste, prénommé Martin, a également intégré le groupe depuis peu. Ce concert est donc l’occasion parfaite de découvrir les nouveaux morceaux en live ainsi que le nouveau line-up !

C’est justement sur le titre d’ouverture du nouvel album que mes vikings préférés entrent en scène ! Dès les premières notes, le public se trouve entraîné dans une déferlante de bonne humeur. Je suis ravie de voir que Martin soit aussi à l’aise sur scène malgré sa récente intégration au sein du groupe. Concernant le son, je regrette simplement que les guitares aient empiété sur les claviers qui créent en grande partie le côté épique. En revanche, la flûte était très bien sonorisée, ce qui instaurait cette ambiance festive que j’affectionne tout particulièrement.

Le groupe enchaîne avec “En fallen jätte”, qui avait été choisi comme premier single pour présenter le nouvel album. S’ensuit “Midgård brinner”, morceau issu de Frost Mot Eld. Contre toute attente, Grimner a aussi joué “Fafnersbane”. C’était en effet surprenant, car il s’agit d’un morceau en duo avec le chanteur de Månegarm, et je ne pensais pas que le groupe l’interpréterait dans la mesure où Erik Grawsiö n’était pas présent au festival.

Après l’excellente bonus track de Vanadrottning intitulée “Freja Vakar”, le set se termine déjà avec “Eldhjärta”, morceau emblématique de Frost Mot Eld. Bien que cela n’était pas de leur fait, j’ai été déçue de ne pas entendre davantage de morceaux du dernier album. Ce sera pour leur prochain passage à Paris l’automne prochain j’espère !

SETLIST : Vanadrottning / En fallen jätte / Midgård brinner / Fafnersbane / Freja vakar / Eldhjärta

J’ai décidé de faire l’impasse sur Saor et Wolfchant car j’avais besoin de me remonter le moral et de profiter des groupes présents aux signing sessions. Je suis juste revenue dans la salle lorsque j’ai entendu Wolfchant jouer “A Pagan Storm”. Parce que c’est LE morceau qui m’a fait découvrir le black pagan, et mon préféré du groupe.

J’ai entendu de loin une partie de la prestation de Leaves’ Eyes, mais comme le metal symphonique et moi, on n’est pas très copains, j’ai préféré me mettre en place pour le concert suivant. Néanmoins, j’ai apprécié les quelques passages folk, ainsi que la mise en scène avec les guerriers vikings.

DARK TRANQUILLITY

Instant “groupiasse”, deuxième round. Un an après leur concert à Toulouse, j’ai l’immense plaisir de revoir mes autres chouchous suédois. Evidemment, tout comme pour Grimner, une place au premier rang était non négociable.

Le concert commence avec l’excellent morceau d’ouverture du dernier album Atoma, “Encircled”. A noter que ce fut le seul concert du festival où étaient diffusées de très belles projections au fond de la scène. J’avoue qu’à chaque concert de DT, j’ai toujours beaucoup de mal à détacher mon regard du chanteur Mikael Stanne. En même temps, difficile de trouver meilleur frontman, je suis plus que jamais bluffée par tant de charisme. Malgré un temps de set relativement court (c’est la dure loi des festivals), la setlist était en béton armé. “Atoma”, “Terminus (Where Death Is Most Alive)”, “The Science of Noise”, “Forward Momentum” … et surtout, SURTOUT, l’indémodable “ThereIn”, ainsi qu’un titre que je voulais entendre en live depuis longtemps, à savoir “Lost to Apathy” !

Dans la fosse, le public est sans surprise incontrôlable. Ça pogote, ça slamme (modérément cependant), ça headbangue, et ça reprend gaiement les airs des différents morceaux en chœur ! Encore une fois, le concert finit bien trop vite. Mikael annonce le dernier morceau, et une fan dans la salle réclame “Misery’s Crown” qui n’avait pas encore été jouée, ce à quoi le chanteur répond “Oh it’s a good idea, but it’s not !”. Mais non, pas de panique, c’était une blague, un set de Dark Tranquillity ne peut pas finir sans ce morceau ! Malgré l’espace entre la scène et le premier rang, Mikael n’hésitera pas à descendre pour venir à notre rencontre ! Vivement leur concert à Paris le mois prochain !

EQUILIBRIUM

La fatigue commençant à me gagner, j’ai préféré assister au set d’Equilibrium dans les gradins. J’attendais beaucoup du groupe ce soir, car celui-ci a annoncé un set mettant à l’honneur mon album préféré de sa discographie, à savoir Sagas, à l’occasion des dix ans de sa sortie.

En effet, la majorité du set était consacrée à cet album, mais j’étais tout de même déçue car je pensais que le groupe jouerait exclusivement des morceaux de celui-ci. Je n’étais cependant pas mécontente d’entendre quelques morceaux issus des autres albums, notamment “Waldschrein” et “Der Sturm”. Nous avons également eu l’agréable surprise de retrouver l’ancien chanteur du groupe, Helge, pendant “Die Weide und der Fluß”.

En revanche, le groupe a selon moi tout gâché en finissant le set avec “Born to be epic”. J’abhorre ce morceau, j’abhorre le dernier album. Surtout que j’ai appris ensuite que celui-ci a été retenu au détriment de la fin de “Mana” pour clôturer le set. Moi qui rêvais d’enfin l’entendre en live, j’ai une fois de plus été déçue …

SETLIST : Prolog auf Erden / Wurzelbert / Blut im Auge / Des Sängers Fluch / Heimwärts / Dämmerung / Die Weide und der Fluß / Waldschrein / Der Sturm / Unbesiegt / Born to Be Epic

GRAVEWORM

J’attendais également le concert de Graveworm avec impatience, et malgré l’heure tardive, je n’aurais manqué cela pour rien au monde, puisque c’est LE groupe qui m’a fait découvrir le metal symphonique extrême (eh ouais, je n’ai même pas commencé par Cradle of Filth et Dimmu Borgir !).

Pour fêter ses vingt-cinq ans de carrière, le groupe nous a offert un très bon set faisant un beau tour d’horizon de sa discographie, du premier album When Daylight’s Gone avec “Awake” au dernier en date Ascending Hate avec “Runaway”, en passant par mon album préféré (N)utopia avec “Hateful Design”. Le groupe a même interprété ses fameuses reprises de “Losing my religion” de R.E.M et de “Fear of the Dark” d’Iron Maiden. Concernant la prestation, c’était puissant, efficace, et j’ai été ravie de retrouver cette alternance entre chant death et black que j’apprécie tant sur les albums du groupe.

SETLIST : Legions Unleashed / Awake / Hatefull Design / Forlorn Hope / To the empire of madness / Abandoned by heaven / Abhorrence / Runaway / Losing my religion / Fear of the dark

SAMEDI

SAXORIOR

Cette deuxième et dernière journée de festival commence avec Saxorior, groupe de black mélodique originaire de … Saxe, comme son nom l’indique. Le nom du groupe signifie justement “Saxon Warrior”, soit “guerrier saxon”. Bien que le groupe ne soit pas très connu outre-Rhin, celui-ci a une carrière plutôt honorable puisqu’il a été formé en 1994 et a enregistré sept albums.

En live, les morceaux sont dans l’ensemble agressifs et extrêmement rapides. Cependant, Saxorior les enrichit en intégrant des passages plus épiques véhiculés par les claviers, si bel et bien que l’on pourrait imaginer des chevaliers se battre sur un champ de bataille, et également des passages plus solennels aux sonorités médiévales. Côté mise en scène, Saxorior sait y faire aussi. Le support des claviers était embrasé, et à la fin du concert, l’un des guitaristes s’est improvisé souffleur de feu.

SETLIST : Disaster is Coming / Nerver Ending War / Saksen / Expiation / Litus Saxonicum / Johann Siegmund Of Liebenau / Stellinga

BUCOVINA

Direction la Roumanie avec Bucovina, dont le nom renvoie justement à la Bucovine, région traditionnelle adossée aux Carpates du nord-est.

Bien qu’il n’y ait aucun instrument traditionnel sur scène, le côté folk est bien présent, notamment à travers les paroles, chantées en roumain, et qui abordent essentiellement le thème du folklore local. Même si le chant est très souvent clair, l’ensemble est toutefois très énergique, et ce, grâce à un rythme généralement typé black metal, ce qui m’a ainsi pas mal fait penser à Primordial.

SETLIST : Ultima Iarna / Carari in Suflet / Duh / Sub Piatra Doamnei / Sunt Munti si Paduri / Spune Tu, Vant / Luna Preste Varfuri / Mestecanis

ENISUM

S’il y a bien un groupe que je voulais absolument voir ce samedi, c’est bien celui-là. Cela faisait un bon moment que je connaissais le groupe, mais seulement à travers ses albums.

Enisum se décrit comme un groupe d’ “Arpitanian black metal”. L’arpitan, également appelé “francoprovençal”, est une langue romane parlée en France, en Suisse et en Italie, et l’une des trois langues distinctes du groupe linguistique gallo-roman. “Arpitan” renvoie dans cette langue aux “pâturages de montagne où les troupeaux sont conduits et passent l’été”. Quant à “Enisum”, cela fait référence au Mont Musinè qui se trouve dans le Val di Susa à proximité de Turin.

La leçon d’histoire/géo terminée, parlons maintenant du concert. La mise en scène occupe une place de choix dans un concert d’Enisum. Au début du set, les musiciens disposent de chaque côté de la scène des bougies et font brûler de l’encens. De quoi renforcer l’aspect atmosphérique qui se dégage de la musique du groupe. Atmosphérique, oui, mais pas mou pour autant, bien au contraire ! Avec cette déferlante de riffs et les quelques passages “ambient”, Enisum pourrait pas mal faire penser à des groupes comme Wolves In The Throne Room.

Tandis que le début du set était consacré au dernier album Seasons of Desolation, la dernière partie faisait la part belle aux morceaux les plus anciens, avec “Still Life” extrait du premier album Samoht Nara, et “The Place where you died” et l’excellent “Mountain’s Spirit” issus du deuxième album Arpitanian Lands. J’aurais juste aimé entendre le titre d’ouverture de ce dernier, qui est l’un de mes préférés, et j’ai trouvé dommage que la chanteuse Epheliin ne soit pas présente, car le chant féminin apporte une touche d’originalité supplémentaire. Une prochaine fois peut-être !

SETLIST : Intro / Balance of insanity / Snowstorm / …of desolation / Still life / The place where you died / Mountain’s spirit

HARPYIE

Je n’ai pas pu assister à l’intégralité du set d’Harpyie, je devais encore être en train de déambuler à l’espace merch/signing sessions. Mais le peu que j’ai pu voir m’a plutôt plu, et je retiendrai surtout l’énergie de la violoniste qui était vraiment à couper le souffle et dont les mélodies donnaient bien envie de danser !

IN THE WOODS …

Là encore, je n’ai pas assisté à tout le concert d’In The Woods, mais j’étais tout de même curieuse de voir ce groupe originaire de Norvège. Après quelques recherches en rentrant du festival, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’un projet créé par les membres de Green Carnation, groupe de rock/metal progressif qui avait pour particularité d’avoir sorti un album ne comportant qu’un morceau (Light of Day, Day of Darkness). La comparaison avec leur side-project est donc évidemment tentante, mais le côté “black avant-gardiste” pourrait faire davantage penser à Ulver. L’avantage, et à la fois l’inconvénient de ce style, c’est qu’il est très riche, et certains passages m’ont plu, tandis que d’autres m’ont paru assez déconcertants.

FEJD

La première et dernière fois que j’ai pu voir Fejd, c’était l’an dernier au Cernunnos Pagan Fest. Et encore, “voir” est un bien grand mot, puisque je m’étais retrouvée malencontreusement tout au fond de la salle. Difficile d’apprécier pleinement un groupe comme celui-ci dans ces conditions. Je n’ai donc pas voulu commettre la même erreur cette fois-ci, et j’essaye de m’approcher autant que possible de la scène. Et il n’y a pas à dire, c’est déjà beaucoup plus sympa quand on voit Fejd de près ! Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est la présence des instruments traditionnels, notamment la moraharpa et la guimbarde. De plus, comme l’avait dit si justement Nidhögg dans le report du Cernunnos, ce qui est impressionnant, c’est l’énergie que délivre le groupe alors que ce n’est pas un groupe de metal à proprement parler, bien que le groupe ait intégré une guitare électrique dans son dernier album Trolldom. La setlist était quasiment semblable à celle du Cernunnos, mais vu la qualité du concert, comment s’en plaindre !

SETLIST : Härjaren / Gryning / Dis / Den skimrande / Hednaland / Trolldom / Drängen och Kråkan / Yggdrasil

WOLFHEART

Pour Wolfheart aussi, il me fallait une place de premier choix. Malgré une setlist assez similaire d’un concert à l’autre, c’est un groupe que je ne me lasse pas de voir, car c’est selon moi l’une des relèves de la scène death mélodique. En même temps, le talent de la tête pensante Tuomas Saukkonen n’est plus à prouver, après avoir été à l’initiative des projets Before the Dawn et Black Sun Aeon. Les musiciens qui l’accompagnent ont bien sûr eux aussi beaucoup de mérite, et l’on sent qu’une osmose se crée entre eux, alors que Wolfheart était au départ un one-man-band. Le set est à la fois puissant, énergique et mélancolique, la définition parfaite du death mélodique à mon sens ! Tuomas est comme à son habitude plutôt en retrait, c’est le bassiste Lauri qui se charge essentiellement de communiquer avec le public. Public qui d’ailleurs s’est montré très enthousiaste et qui headbanguait en rythme avec les musiciens. On me souffle à l’oreille qu’un quatrième album est en préparation, on espère que les nouveaux morceaux étofferont les prochaines setlists !

SETLIST : The Hunt / Strength and Valor / Aeon of Cold / Zero Gravity / Boneyard / Ghost of Karelia / Routa Pt 2

BATUSHKA

J’ai décidé de redonner une seconde chance à Batushka. En effet j’avais été très déçue lorsque je les avais vus pour la première fois au Motocultor il y a deux ans, car le son était juste désastreux. Alors oui, ça restait chouette à regarder, mais quand tu n’entendais absolument pas les voix, le groupe perdait quand même tout son intérêt.

Cette fois-ci, le son est nickel, on entend tout bien comme il faut, aucun élément empiète sur un autre. Si je puis me permettre l’expression, ça a tout de suite beaucoup plus de gueule quand on entend les voix. L’alternance entre le chant black et les chœurs occultes était juste superbe, certains passages faisaient même véritablement penser à des incantations.

La mise en scène est à l’image de la musique : glauque, occulte, mystérieuse et grandiose. Des chandeliers sont disposés de part et d’autre de la scène, l’encens se répand, le chanteur principal délivre son chant black derrière l’autel où est posée l’icône, et tous les membres du groupe sont vêtus d’une soutane et encapuchonnés. C’était d’ailleurs à la fois impressionnant et déconcertant de les voir chanter ou jouer de leur instrument sans bouger d’un poil.

Le concert prend fin, le chanteur présente fièrement l’icône au public, et bénit la salle avant de quitter la scène. Merci le Ragnarök Festival, vous m’avez réconciliée avec Batushka !

SETLIST : Introduction / Yekteniya I : Ochishcheniye / Yekteniya II : Blagosloveniye / Yekteniya III : Premudrost’ / Yekteniya IV : Milost’ / Yekteniya V : Svyatyy Vkhod / Yekteniya VI : Upovane / Yekteniya VII : Istina / Yekteniya VIII : Spaseniye

ROTTING CHRIST

Attention, session “headbangs frénétiques” dans 3, 2, 1 … Cela ne faisait que deux mois que j’avais vu Rotting Christ pour la dernière fois, et pourtant, l’effet est toujours garanti ! La setlist était quasiment semblable à celle de leur dernier concert au Trabendo, ce qui n’était pas pour me déplaire, car celle-ci faisait la part belle aux morceaux les plus efficaces du groupe. C’était tellement intense que j’étais presque en transe, à tel point que je n’ai pas vu un wall of death venir ! Heureusement, pas d’incident à signaler, tout le public a pu profiter du concert dans d’excellentes conditions, et celui-ci s’est plu à reprendre quelques airs, notamment ceux de “Apage Satana” et “Grandis Spiritus Diavolos”.

SETLIST : Χ Ξ Σ / Kata Ton Daimona Eaytoy / Demonon Vrosis / Elthe Kyrie / Apage Satana / The Sign of Evil Existence / The Forest of N Gai / Societas Satanas / In Yumen Xibalba / Grandis Spiritus Diavolos

Non mais t’as vraiment cru que j’irais voir Alestorm ?! J’ai entendu de loin, ça m’a suffi à faire une syncope. Et pour voir un canard géant voler dans la fosse et me prendre des slammeurs non-stop, non merci j’ai eu ma dose au Hellfest en 2015.

THYRFING

Heureusement, Thyrfing m’a servi de désinfectant. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas revu la formation suédoise, et malgré la dizaine de concerts dans les pattes, je tenais à être au premier rang. “Thyrfing” renvoie au nom de l’épée maudite qui apparaît à plusieurs reprises dans les contes et mythes scandinaves.

Au-delà du nom du groupe, la thématique se retrouve jusque dans les paroles. Musicalement, on en prend vraiment plein les esgourdes, notamment grâce aux arrangements orchestraux qui créent en grande partie ce côté épique, mais également grâce au chant black puissant de Jens Rydén alterné avec les chœurs clairs des guitaristes. Je tiens d’ailleurs à insister sur la performance de Jens, car celui-ci se donnait vraiment à fond, parcourant la salle de long en large et complètement habité. Ce fut un vrai plaisir de revoir ce groupe après tant d’années !

SETLIST : Mot Helgrind / Digerdöden / En sista litania / Storms of Asgard / Sweoland Conqueror / Far åt helvete / Jag spår fördärv / Från stormens öga

DER WEG EINER FREIHEIT

Ayant de plus en plus de mal à tenir, je ne suis pas restée jusqu’au bout du concert de DWEF, d’autant plus que le groupe a eu vingt minutes de retard sur le running order. J’ai donc uniquement assisté aux deux premiers morceaux, me disant que je le reverrai de toute façon dans une semaine aux côtés de Moonsorrow et Primordial. En tout cas, du peu que j’ai pu voir, c’était violent, efficace, et sublimé par les passages atmosphériques/post-black caractéristiques du groupe.

Merci à l’équipe du Ragnarök Festival pour leur super boulot et pour me faire confiance depuis trois ans, et merci à tous les groupes qui ont su me redonner du baume au cœur malgré les circonstances. A l’année prochaine j’espère !

Les tops :

– Prix des consommations raisonnable
– L’espace merchandising/signing sessions
– Le metal market
– Quelques animations (combats vikings)
– Il a fait beau !
– Le sleepinghall, calme et bien chauffé
– Running order plutôt bien respecté

Les flops :

– A part que j’ai perdu ma sacoche ? Pas grand chose. Peut-être juste le manque de communication entre les différents membres du staff, les douches n’étaient pas censées être payantes pour ceux qui avaient accès au sleeping hall et ces derniers étaient censés avoir également accès au camping. Après 2€ la douche ce n’est pas la mort, et pour le camping, ce n’était pas grave non plus, on était très bien au chaud.

Fée Verte

3 réflexions sur « Ragnarök Festival 2018 »

  1. Tu as dû mal te renseigner cocotte on a pas payé les douches et les toilettes dans le sleeping hall, il fallait juste en faire le tour !

    1. C’est ce que j’ai fait et j’ai eu beau montrer mon bracelet et expliquer à la bénévole, elle n’a rien voulu savoir.

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