Ensiferum / Skyclad / Wolfheart

Nous nous retrouvons en ce dimanche 1er octobre 2017 pour une soirée folk qui s’annonce mouvementée ! Une semaine après la sortie de leur nouvel album, Ensiferum nous fait l’honneur de faire halte dans la capitale, à la Machine du Moulin Rouge, pour une date unique en France. Les Finlandais sont accompagnés pour cette première partie de tournée européenne de leurs compatriotes Wolheart et des Anglais de Skyclad.

Il est 18H30 et c’est aux Finlandais de Wolfheart que revient la lourde tache d’ouvrir les hostilités. Le groupe en a cependant l’habitude, puisque à chacun de ses passages à Paris (il s’agit ce soir de son troisième concert à Paris), celui-ci était désigné comme groupe d’ouverture.

A l’image de leur « Winter metal » comme ils l’appellent, le set commence sous des lumières bleutées avec l’introduction du premier album Winterborn, suivie du deuxième titre de cet album « Strength and Valor ». L’ambiance hivernale est ainsi bel et bien instaurée ! Wolfheart délivre en effet un death mélodique à la fois froid et puissant, pour notre plus grand bonheur. Le public s’est montré réceptif à la musique du groupe, à tel point qu’un wall of death s’est déclenché dans la fosse lors de « Zero Gravity ».

Pour la première fois, Wolfheart nous a interprété en live « The Rift », morceau extrait de leur troisième album Tyhjyys sorti il y a sept mois. Dommage cependant que ce soit le seul titre de cet album qui ait été joué. Une fois encore, c’est le premier album Winterborn qui a été le plus représenté, notamment avec le superbe « Routa Pt. 2 » qui clôturera le show en beauté.

Les impressions de Nidhögg :

Wolfheart constitue toujours une excellente entrée en matière pour un concert qui s’annonçait épique. Malgré le fait que le groupe semble effectivement privilégier son 1er album au détriment du petit dernier, l’interprétation est excellente, et l’ambiance au diapason, le public parisien étant très fidèle à sa réputation. Tuomas restitue sans problème sa voix surpuissante, le bassiste Lauri, le guitariste Mika, et même Joonas le batteur headbanguent au rythme des blasts ravageurs distillés par le groupe. Ce que je retiens, c’est que c’est Lauri qui se charge principalement de communiquer avec le public, Tuomas, le cerveau du groupe étant très peu expansif, à part les quelques mots de remerciement adressés au public avant d’entamer le dernier morceau. En bref tout de même un excellent moment, bien trop court pour les fans comme moi, mais un groupe à revoir avec grand plaisir.

SETLIST : The Hunt / Strength and Valor / The Rift / I / Aeon of Cold / Zero Gravity / Routa Pt. 2

Voilà maintenant dix ans que les Anglais de Skyclad n’étaient plus revenus à Paris, du temps où la Machine du Moulin Rouge portait encore le nom de « La Locomotive ». Il faut croire que le public attendait leur grand retour de pied ferme, car une belle ambiance a régné dans la fosse tout au long du set. Pour ma part, j’avoue avoir été moins enthousiaste. Oui Skyclad est un groupe précurseur du folk metal, mais je n’ai pas été très réceptive. Pourtant la musique instaurait une ambiance « pub irlandais » qui m’a inévitablement fait penser à Cruachan, et la violoniste rendait l’ensemble entraînant … mais le chant heavy … vraiment, je n’y arrive pas. Seuls les deux derniers morceaux joués ont retenu mon attention pour avoir été plus pêchus.

Les impressions de Nidhögg :

Skyclad ne m’a que peu enthousiasmé, à part pour un ou 2 titres, que je serais bien incapable de nommer. De plus l’accent du chanteur, couplé avec le fait de porter les boules quiès en permanence ne m’a pas aidé à comprendre les titres des chansons. Evidemment une grande partie du public attendait Skyclad, ce qui fait que l’ambiance fut également excellente notamment dans la fosse, mais j’ai tout de même un peu de mal à comprendre la cohérence d’une telle affiche. Bien sûr on peut me rétorquer que nous metalleux sommes habitués à l’éclectisme, en bons festivaliers que nous sommes, mais comme le raconte Fée Verte, la musique du groupe serait plus appropriée lors de fêtes irlandaises ou de festivals dédiés à ce genre de musique. Que le temps nous a paru long tout de même en attendant Ensiferum !

Cela faisait presque un an que je n’avais pas revu Ensiferum. Malgré ma déception quant à leur nouvel album récemment sorti, j’étais tout de même curieuse de voir ce que donneraient les nouveaux morceaux sur scène. Et force est de constater que ceux-ci sont beaucoup plus taillés pour le live, comme me l’avait expliqué Netta lors de notre interview quelques heures plus tôt. Le début du set était essentiellement consacré aux titres les plus récents du groupe, avec entre autres les singles « For Those About to Fight for Metal », déjà devenu un hymne pour le public, et le dévastateur « King of Storms ». Deux titres issus de l’album précédent, One Man Army, ont également été joués, et quelle ne fut pas ma joie que mon préféré de cet album, « Two of Spades », ait été retenu !

Puis il y a eu la deuxième partie du concert, celle pour les « vrais » qui connaissent le groupe depuis ses débuts. Du premier album éponyme à Unsung Heroes, en passant par From Afar, aucun album du groupe n’a été délaissé, avec au moins un morceau pour représenter chacun d’eux. Au milieu de tous ces tubes désormais incontournables, Ensiferum nous a également fait le plaisir d’interpréter quelques morceaux peu voire jamais joués en live : « The Longest Journey » et « Tale of Revenge ». J’étais cependant un poil déçue de ne pas avoir entendu ce qui est sans doute mon morceau préféré du groupe, « Twilight Tavern ».

Pour ce qui est de l’ambiance, évidemment, comme d’habitude, elle était au rendez-vous, du début jusqu’à la fin, sur scène comme dans la fosse. Décidément, le groupe semble comme métamorphosé depuis que Netta en fait officiellement partie. Ce concert fut d’ailleurs un moment spécial pour la jeune accordéoniste, puisque c’était l’anniversaire de celle-ci ce jour-même. Pour l’occasion, elle a donc posé son instrument pour chanter « Feast with Valkyries », son bébé comme elle l’appelle, puisqu’elle a participé à son écriture. Tout le public a ensuite chanté en chœur « Joyeux anniversaire » en anglais et en français pour la musicienne !

Que dire de plus, mis à part que ce fut une fabuleuse soirée ! Vivement la prochaine !

Les impressions de Nidhögg :

Ensiferum justement, qui venait nous présenter son petit dernier « Two Paths », qui même en ayant reçu un accueil plutôt mitigé, n’aura pas entamé l’enthousiasme des Finlandais, à commencer par l’adorable Netta Skog, toute souriante et dynamique comme à son habitude. Cela dit, vu la réaction du public parisien dès l’entame de « for those about to fight for metal », je pense que le groupe a encore une fois réussi son coup. Une fois n’étant pas coutume, le groupe bénéficiait d’un son excellent, en tout cas d’où j’étais placé, à gauche de la scène, en hauteur, et durant tout le show, le public a répondu présent, circle pits en pagaille sans même que Petri ait à le demander notamment, une superbe ambiance qui permet de profiter à fond de cette belle soirée. Côté setlist l’accent est bien mis sur le nouvel album, mais c’est avec grand plaisir qu’on constate qu’Ensiferum ne met aucun album de côté, et exhume pour mon plus grand plaisir le fantastique « Tale of revenge », titre que j’attendais personnellement d’entendre en live depuis plus de 8 ans ! Je fus surpris également par le fait que le groupe nous sorte « the longest journey », mais Ensiferum est un groupe plein de surprises. En bref ce fut une excellente date, la dernière de cette mini tournée, mais à n’en pas douter, le groupe reviendra très vite nous faire passer de bons moments !

SETLIST : Ajattomasta Unesta / For Those About to Fight for Metal / Two Paths / Two of Spades / King of Storms / Treacherous Gods / In My Sword I Trust / One Man Army / Tumman Virran Taa / The Longest Journey (Heathen Throne, Part II) / Way of the Warrior / Feast with Valkyries / Mourning Heart / Tale of Revenge / Victory Song / From Afar / Lai Lai Hei

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