11 Stories of Pain & Glory – Dropkick Murphys [FR]

 

Est-ce qu’il faut vraiment vous présenter le groupe ? Pour faire court: punk rock celtique, Boston, 20 ans d’existence. Allez, zou.

Après « Signed and Sealed in Blood » sorti en 2013, les légendaires Dropkick Murphys reviennent cette année avec un nouvel album qui a également un nom à rallonge : « 11 Short Stories of Pain & Glory ». Vous êtes prévenus, ceci n’est pas un album destiné aux punks lambdas qui ne demandent qu’à ce qu’on leur beugle dans les oreilles avec des morceaux toujours plus lourds et entraînants parce que s’il n’y a pas de quoi faire des pogos, c’est nul. Non je rigole, vous êtes allez être servis.

Cela commence non pas d’emblée comme le groupe nous avait habitué mais plutôt de manière sombre avec un instrumental. « The Lonesome Boatman » est une reprise des frères Fureys avec bien sûr des chœurs sinon ça ne serait pas un morceau des Dropkick Murphys. Une magnifique intro pour leurs shows à venir !

L’autre nouveauté, c’est le piano et à l’harmonica qui sonnent très « nostalgiques ». Cela s’entend surtout sur « Sandlot », qui traite justement de leurs enfances. Il y a aussi cette touche pop/catchy « Old School » qui se ressent sur ce morceau et « Kicked to the Curb ». Cela surprend mais très agréable à écouter.

« Paying my way » est pour moi la composition centrale de l’album. Cette chanson est puissante, c’est littéralement une thérapie et elle semble avoir déjà touché de nombreuses personnes.  Le groupe s’est particulièrement engagé par rapport à l’addiction et l’implication des grandes industries pharmaceutiques dans ce milieu à travers les paroles.

Entre deux chansons plus ralenties passe « I Had a Hat », un morceau juste aussi fou que « Captain Kelly’s Kitchen » et qui fout un joyeux bordel !

L’ambiance se repose à nouveau avec « 4-15-13 ». C’est saisissant dès le début, une vraie claque. C’est en hommage à l’attentat à la bombe à Boston durant le marathon de 2013. L’intro est purement folk, du même niveau que n’importe quelle ballade traditionnelle irlandaise. Les paroles m’ont particulièrement marquée parce qu’elles ne s’adressent pas directement à cet attentat, elles vont au-delà de ça en évoquant très simplement la base de ce à quoi les gens aspirent, ce qu’ils sont. Et c’est une merveille.

« You’ll never walk alone » est pour moi la chanson qui aurait dû clore l’ensemble et c’est encore une surprise de taille compte tenu de ses origines. Elle est tirée d’une comédie musicale (« Carousel » de Rodgers et Hammerstein) datant de 1945 et on se demande encore comment diable ils ont eu l’idée d’en faire une reprise. Mais dans le fond, les paroles rejoignent bien l’esprit du groupe à travers cet album : l’espoir et l’optimisme après une période difficile et douloureuse.

S’il y a une chose que je reproche à cet album, c’est que les voix aient été aussi pauvrement traitées avec des compositions pareilles, que ce soit en solo ou en chœurs.
Il a été dit dans une interview que le groupe avait changé de studio pour pouvoir mieux se concentrer sur tout le processus. C’était donc pour une noble cause mais malheureusement, le mastering n’était pas le même. La puissance et l’authenticité de leurs chants, qui est leur marque de fabrique, en a pris un coup. Le timbre de voix si typique d’Al Barr manque terriblement sur une grande partie de l’album et même celui de Ken Casey semble presque banalisé.

Alors que n’importe quelle performance de n’importe quelle chanson de cet album donne des frissons dès les premières secondes. Je place par ailleurs leur « punk blues » et l’atmosphère qu’ils créent en acoustique juste après Social Distortion. Et ce n’est justement pas les performances acoustiques qui ont manqué pour leur promo.

De manière générale, on sent bien que le groupe n’a pas rajeuni et que certains ont pris un coup de vieux, d’où des compositions plus ralenties. Peut-on vraiment leur en vouloir ? En ce qui me concerne, non. Parce c’est la vie, ils sont passé par beaucoup de choses et ils ont désormais acquis une certaine sagesse (qui l’eût cru ?), celle de continuer à leur rythme en restant fidèle à eux-mêmes.

Until the next time !

Mäntymetsä.

Note : 6.5/10

Tracklist :

  1. The Lonesome Boatman
  2. Rebels With A Cause
  3. Blood
  4. Sandlot
  5. First Class Loser
  6. Paying My Way
  7. I Had A Hat
  8. Kicked to the Curb
  9. You’ll Never Walk Alone
  10. 4-14-13
  11. Until The Next Time

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