Vogelfrey – In Ekstase

Attention, le petit oiseau va sortir ! C’est ce que les photographes du siècle dernier annonçaient avant de prendre leur photo.

Mais ça peut très bien s’appliquer au groupe Vogelfrey (qui se traduit par « hors la loi » en allemand) qui vient de livrer son quatrième album il y a deux mois de cela…

Quelques mots sur le groupe :

Vogelfrey est un groupe de folk metal allemand originaire de Hambourg et formé en 2004. Après une première démo publiée en 2007, le groupe sort son premier album « Wiegenfest » en 2010. S’en suivront alors d’autres, jusqu’à « In Ekstase » en septembre 2017.

On sait très peu de choses sur l’histoire du groupe, si ce n’est que leurs aventures les ont menés dans les principaux pays germaniques (Allemagne, Suisse, Autriche…), mais surtout dans des festivals comme le Wacken Open Air. Elles les ont également conduites à assurer une première partie pour le groupe de rock médiéval Feuerschwanz.

L’album :

Ah l’Allemagne…Rien qu’en évoquant ce pays, on sait qu’on est sur une des « terres du metal », puisque beaucoup de groupes parmi les plus populaires viennent de là. Que ce soit des groupes de metal symphonique, power metal, heavy metal…Et le folk metal ? Il y a bien quelques groupes, comme Equilibrium, in Extremo ou bien Varg, pour ne citer que les plus gros. Mais il faut quand même reconnaître que le folk n’est pas monnaie courante.

Alors peut-on dire que Vogelfrey a déjà gagné une partie ? L’album débute sur « Crystal Met », avec le violoncelle battant le rythme avec la batterie dans une intro digne d’Apocalyptica, avant que les instruments traditionnels prennent le pas. Avec la présence d’un violon dansant et du bouzouki, on est de suite transporté dans leur univers médiéval.

Un premier point positif à noter est la langue allemande. Certes, cela paraît évident, mais il faut tout de même reconnaître que l’allemand est peu chanté dans le milieu metal. Peut-être est-ce par goût personnel, mais l’allemand du chanteur Jannick est agréable à écouter, puisqu’elle est tantôt douce (« Abgesang »), tantôt énergique voire « lindemannesque » (du nom du chanteur de Rammstein) comme pour « Berserkerwut. On se surprend même à chanter en choeur avec, comme ça peut être le cas pour « Rauschpfeife », qui reste surprenante sur son rythme reggae et son refrain très simple. (Ja Ja Ja…Ja Ja Ja Ja Ja..Ja Ja)

Mais au fait, qu’est ce que le Rauschpfeife (mot à ne pas prononcer quand on a la bouche pleine de céréales…) ? C’est un instrument médiéval à vent de la famille des bois qui est très utilisé par le groupe (« Mittelalter Rockstar »), ce qui constitue une marque de fabrique. Nous pouvons dire que c’est cohérent par rapport à son esprit folk médiéval germanique.

Pour terminer, nous pouvons dire que l’album dans son ensemble reste plutôt entraînant et dansant, mais ce qui retient l’attention avant tout, c’est le côté décalé. Rien qu’à voir la pochette de l’album, cela prouve que c’est avant tout pour la rigolade. Et c’est tant mieux, puisque nous passons un bon moment.

Note : 7/10

Tracklist :

  1. Crystal Met
  2. Mittelalter Rockstar
  3. Der Meister
  4. Rauschpfeife
  5. Heiland
  6. Tanz für mich
  7. Maskenball
  8. Wach im Traum
  9. Berserkerwut
  10. Mondsucht
  11. Abgesang

Extrait de l’album :

 

 

 

 

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