Sangdragon – Requiem for Apocalypse

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« Le sang-dragon est une substance résineuse rougeâtre. Il est utilisé comme pigment dans la préparation de vernis et d’encres. On l’utilise entre autres pour vernir les violons. Il est aussi utilisé pour teindre le marbre et le plâtre ainsi que pour la photogravure et l’émaillage. La médecine traditionnelle chinoise, mais aussi germanique, l’emploie pour contrôler la douleur et les saignements et pour aider à cicatriser les blessures et les contusions. »

Merci Wikipedia ! Mais le Sangdragon dont nous allons parler aujourd’hui n’a rien à voir avec cette étrange substance ! C’est un groupe de black / death metal symphonique français tout droit venu de Mâcon, officiant depuis 1992 ! Disons le tout de suite, leur troisième album, Requiem for apocalypse est pour moi sans conteste une des meilleures découvertes de ce début d’année !

Pour décrire la qualité de l’opus tournant dans ma platine, je me contenterai de citer un de mes camarades de l’équipe : « c’est un peu comme si Carach Angren avait copulé avec Behemoth ».

Tout est dit ! Naviguant entre violence et poésie, la musique de Sangdragon a le mérite de tirer son épingle du jeu et peut sans aucun doute prétendre à s’exporter au delà de nos frontières .

L’album est ambitieusement construit autour d’une saga contant le voyage du guerrier Serphanim (une aventure ma foi bien complexe pour qui a pris le train en marche) et en présente la troisième partie. Rassurez vous, vous pourrez l’apprécier même sans avoir écouté les deux premiers opus (honte à moi !). Mention spéciale pour la pochette, très agréable à l’oeil !

Attaquons le vif du sujet : les riffs sont incisifs, les chœurs et orchestrations puissants, la production à la hauteur des meilleurs du genre… Sangdragon n’a rien à envier à ses confrères internationaux ! Des titres comme Front of steel , The silent plague ou Deep dark… descent sauront hérisser les poils sur votre nuque et vous faire headbanger comme un diable dans votre salon et je dois bien avouer que les voir jouer en live sera un véritable plaisir lors du festival « De chair et d’acier » ce 9 mai.

Les morceaux plus « calmes » sont aussi de pures merveilles, transportant l’auditeur dans des mondes ésotériques inquiétants et envoûtants, j’en veux pour preuve Father of all kings (sûrement mon morceau favori avec le colossal Winged Blade), proposant une pause empreinte de majesté bienvenue dans ce déluge de brutalité.

Vous l’aurez compris nous sommes en présence d’un chef d’œuvre et si l’envie d’appuyer sur replay vous démange à la fin de votre écoute, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas possédés, vous êtes juste conquis par le travail de titan fourni par ces Mâconais méritant bien plus qu’une simple reconnaissance nationale.

Il me reste à présent deux choses à accomplir pour parfaire mon voyage musical : découvrir les deux opus précédents tant ce Requiem for apocalypse a su me convaincre! En attendant, merci et bravo à Sangdragon pour ce sans fautes, vous pouvez compter un nouvel adepte dans les rangs !

Balmung

Note : 19/20

Tracklist :

01 – Waterborn

02 – Front Of Steel

03 – Deep Dark… Descent

04 – Father Of All Kings

05 – Rotten Inside

06 – Back To Dust

07 – The Silent Plague

08 – Krakenfyr

09 – Thy Foe’s Funeral

10 – Winged Blade

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