Ragnarök Festival 2017

Pour le week-end du 22 avril 2017, deux choix de festivals s’offraient à moi : d’un côté le festival médiéval De Chair et d’Acier à Mâcon, de l’autre, le Ragnarök festival à Lichtenfels en Allemagne. Pour ma part, c’était tout vu dès lors que les premiers groupes du Ragnarök avaient été annoncés. Au diable les huit-cents kilomètres qui me séparaient de la petite commune bavaroise, je réserve au plus vite mes billets de bus et de train.

Je pars donc de ma petite ville de région parisienne le jeudi soir, direction Porte Maillot, pour me rendre en bus jusqu’à Nuremberg. J’y arrive le lendemain en début de matinée. Plus qu’une heure de train, et c’est aux alentours de midi que j’arrive à destination. Je retrouve immédiatement des amies sur place. Une petite bière pour se donner du courage, puis je me rends à l’entrée du festival pour récupérer mon pass VIP (#minutemodestie), avant de monter le campement.

Voilà, tout est installé, il est maintenant 14H, et il est temps de voir ce qu’il se passe sur l’une des deux scènes !

VENDREDI 21 AVRIL : JOUR 1

KULTASIIPI

Je loupe de peu le début du set de la formation berlinoise … Oui, vous avez bien lu. Il est vrai qu’en voyant le nom du groupe, on s’attendrait plutôt à ce que ce dernier soit d’origine finlandaise. Et c’est justement l’une de ses originalités, puisque les paroles sont chantées en finnois, alors qu’aucun des membres ne parle la langue. L’idée a été inspirée de la formation finlandaise Timo Rautiainen & Trio Niskalaukaus qui, à l’inverse, chantait en allemand. De plus, les mythes et poèmes finlandais occupent une place de choix dans les thématiques abordées. Même sur scène, les tenues portées par les différents membres, dans un style viking, rappellent cet univers.

Une autre particularité de Kultasiipi, c’est son line-up. Parmi les six membres présents sur scène, on peut trouver une bassiste et une flûtiste, qui partagent le chant avec le chanteur Tillmanus. Avoir une femme dans un groupe de metal n’est pas commun, alors deux, encore moins ! Et les demoiselles se défendent honorablement, en particulier la flûtiste, puisque cette dernière joue d’autres instruments, à savoir la harpe (en remplacement du kantele sur album), et le tambourin. La jeune femme n’est pas en retrait, loin de là, car elle partage la présentation des morceaux avec le chanteur principal. Même si la flûte était bien sonorisée, les basses étaient quant à elles parfois un peu trop fortes, ce qui avait pour effet de rendre les chœurs moins audibles.

Malgré cela, l’ambiance bon enfant fut au rendez-vous, grâce à un folk metal festif et entraînant. Une découverte bien sympathique pour commencer cette première journée de concerts !

SETLIST : Humala New Song – not named yet (internal title « War Song ») / Metsäpolku / Soittajapaimen / Ivan Polkka / New Song – not named yet (internal title « Un-Love Song ») / Satansweiber / Pakkasen Sanoja / Kultalintu

FIRTAN

On se décale vers la scène de droite pour assister au set d’une autre formation allemande, Firtan. Le groupe est composé de quatre membres : un chanteur/guitariste lead, un guitariste rythmique, un bassiste et un batteur. A la seule force de ces instruments, Firtan parvient à délivrer un black pagan très épique. Cependant, les basses étaient encore trop envahissantes, à tel point qu’elles ont réussi à créer chez moi un mal-être intérieur. Du coup, j’ai préféré assister au reste du set dans les gradins.

Une grande partie du set a été consacrée à l’album Niedergang, mais deux titres étaient également issus des EPs Wogen der Trauer et Innenwelt. Mais ce n’est pas tout ! Firtan a également joué un nouveau titre, et c’est un invité d’honneur qui va se joindre au reste du groupe pour l’occasion, je veux parler d’Oliver Berlin, chanteur de Finsterforst !

SETLIST : Im Licht meiner Sonne / Wogen der Trauer / Seelenfänger / New Song (unnamed) / Gezeiten / Huckup

ANOMALIE

Avant même que le set des Autrichiens ne commence, le décor sur scène nous indique que l’ambiance promet d’être des plus occultes. En effet, quelques bougies sont disposées ici et là, et de l’encens embaume la salle.

Les six membres arrivent sur scène, et l’on peut reconnaître parmi eux des membres communs à une autre formation post-black autrichienne renommée, Harakiri for the Sky. La ressemblance avec ledit groupe est d’ailleurs manifeste, avec une touche mélancolique très prononcée. Pour ce set, Anomalie met à l’honneur le dernier album Visions, sorti il y a un mois seulement. Le concert s’achèvera sur le titre « Refugium », pièce maîtresse de l’avant-dernier album.

SETLIST : Towards the Sun / A Monument / Illumination / Refugium

ELLENDE

L’année 2016 fut riche en belles sorties d’album. Todbringer d’Ellende est l’un de ceux qui m’ont le plus marquée. A la base, Ellende est un projet solo autrichien mené par Lukas Gosch. Le chanteur est entouré sur scène de quatre musiciens : les guitaristes D.B. et L.B., le bassiste S.L., et le batteur P.F.. Les cinq membres portent des corpse paints.

Ellende officie dans le post-black, mais la frontière avec le DSBM est très mince, notamment dans le chant. Les mélodies sont également emplies de mélancolie, de par l’aspect folk/ambiant véhiculé par les samples de violon ou de piano. Une grande partie du set est consacrée au dernier album Todbringer, mais trois autres morceaux sont tirés des EPs Rückzug in die Innerlichkeit et Weltennacht. Dommage qu’aucun morceau du premier album n’ait été joué !

SETLIST : Am Sterbebett der Zeit (intro) / Verachtung / Weltennacht / Ballade auf den Tod / Der letzte Marsch / Zwischen Sommer und Herbst

FAULNIS

Jusqu’à maintenant, sur les bannières au fond de la scène, le nom du groupe était logiquement inscrit. Fäulnis joue la carte de la différence, car c’est un sympathique « Fuck off » qui est écrit. Tiens, on ne m’avait pas dit qu’il y avait aussi des groupes de punk au Ragnarök ! En vérité, le groupe joue du post-black, mais il y a comme une petite attitude punk chez le chanteur Seuche. Cela se remarque rien qu’à sa tenue excentrique. Avouez que des mecs qui portent des bretelles de salopette, y en a pas des masses dans le metal ! Seuche est aussi une vraie pile électrique et bouge tout le temps. Soudain, son côté rebelle éclate, il retire sa chemise et la jette à terre. A la fin du set, il vient au devant de la scène et monte sur l’un des amplis. Sur le dernier titre, Marokk, membre d’Harakiri for the Sky et d’Anomalie vient rejoindre le groupe sur scène.

Le groupe décrit sa musique comme du « BlackDoomPunkRock », et cela s’est vérifié en live ! Dommage que les quelques soucis techniques aient gâché la fête.

SETLIST : Metropolis / Weil wegen Verachtung / 30. Juli, bewölkt / Thanatos II / Block 19, Mahlstrom / Distanzmensch, verdammter / Galge, kein Humor / Weiße Wände

FJOERGYN

Pour Fjoergyn, la mise en scène est semblable à celle d’Anomalie. Le chanteur arrive encapuchonné et diffuse de l’encens, et un cœur brûle sur des triangles en feu. On peut compter six membres sur scène, dont une violoniste. La présence de cet instrument sur scène me fait très plaisir, d’autant plus que Fjoergyn n’est pas un groupe de folk à proprement parler, mais plutôt de black avant-gardiste/épique. Il créé ainsi une atmosphère toute particulière. Et même quand la musicienne ne joue pas, cette dernière reste active, en headbanguant par exemple.

Le dernier album, Lvcifer Es, est sorti il y a deux mois, et c’est en toute logique que le groupe nous le présente. L’intégralité du set y sera consacrée. C’est un peu dommage, j’aurais bien aimé entendre un ou deux titres issus des albums précédents ! Qui sait, j’en aurai peut-être l’occasion au Skaldenfest dans deux mois !

SETLIST : Leviathan / Viva la Inquisition / Lucifer Es / Terra Satanica / Blut Samen Erde

ELVENKING

Etant donné que le power/folk ne fait pas partie de mes styles de prédilection, je préfère me mettre en place pour le groupe suivant. J’ai tout de même assisté à une partie du set des Italiens de loin, et de ce que j’ai vu et entendu, la bonne humeur semblait régner dans la fosse, avec un public qui dansait et reprenait les refrains en chœur.

HARAKIRI FOR THE SKY

Vous vous souvenez peut-être que le dernier album d’Harakiri for the Sky, III : Trauma, avait été l’un de nos plus grands coups de cœur de 2016 chez Valkyries. La première et dernière fois que j’ai vu la formation autrichienne en live, c’était il y a un peu plus d’un an au Glazart à Paris. Pour les habitués de cette salle, vous ne savez que trop bien que l’ingé son n’est pas l’un de ses points forts, pour ce qui est du rock/metal du moins. J’espère ainsi revoir HFTS dans de meilleures conditions, et il me tarde de voir ce que donne le nouvel album en live !

Le set débute sur le bruit de l’orage. Tiens, il y a comme une petite odeur de « Calling the Rain » dans l’air ! Et oui, gagné ! Mais quelle frustration … Le groupe a joué quatre morceaux issus du dernier album, mais mon titre préféré, « Thanatos », n’en faisait pas partie. Il manquait également « My Bones to the Sea » pour me satisfaire. Par contre, le set s’est fini sur un autre titre de Aokigahara, « Jhator », en feat avec le chanteur de Fäulnis !

SETLIST : Calling the rain / Funeral dreams / This life as a dagger / Lungs filled with water / Viaticum / Jhator

INSOMNIUM

*Cris de groupiasse à des kilomètres à la ronde*.

S’il y a bien un groupe que je ne me lasse pas de voir en live, c’est bien celui-là. Trois mois seulement se sont écoulés depuis le dernier passage d’Insomnium à Paris, et il me tardait déjà de les revoir. Il faut dire que malgré leur excellent show, j’étais restée un peu sur ma faim, la faute à une qualité sonore qui laissait à désirer.

Le groupe entre en scène, et les quarante premières minutes du set sont consacrées au dernier album Winter’s Gate, joué dans son intégralité. Et quand je dis « dans son intégralité », cette fois-ci c’est vrai ! Si comme moi vous étiez à Paris en janvier, vous avez peut-être remarqué qu’un petit passage de l’album n’avait pas été joué, et j’en avais été très frustrée, car il s’agissait de mon passage préféré. Mais là, je l’ai eu, ce moment tellement épique !

La deuxième partie du set est quant à elle consacrée aux titres cultes des albums précédents. Aaaaah, « While We Sleep », « Down With the Sun », « The Promethean Song » … quel bonheur que d’entendre ces magnifiques morceaux ! Et il y a une chose qui a attiré mon attention, c’est que Ville a de toute évidence fait des progrès considérables en chant clair !

Bref, un set parfait, mais qui est passé terriblement trop vite, et qui manquait d’un petit « Black Heart Rebellion » !

SETLIST : Winter’s Gate / The Gale / Mortal Share / While We Sleep / Down with the Sun / Only One Who Waits / The Promethean Song

FINSTERFORST

Je vais être plutôt brève sur la prestation de Finsterforst dans la mesure où celle-ci ne m’a pas complètement convaincue. Déjà parce que la plupart des morceaux joués étaient extraits de Mach dich Frei et de #‎YØLØ, un album et un EP que je n’apprécie pas des masses. De plus, l’accordéon n’était pas toujours très audible, et l’on perdait ainsi une bonne partie de l’intérêt du groupe. Heureusement, il y avait tout de même deux titres issus de Rastlos pour me maintenir éveillée, dont « Ein Lichtschein » en feat avec Phillip Thienger, chanteur de Firtan, et Robse d’Equilibrium.

SETLIST : Finsterforst / Fremd / Hangover / Mach dich Frei / Ein Lichtschein

SAMEDI 22 AVRIL : JOUR 2

MUNARHEIM

Mis à part le crachin qui a terni la matinée, cette deuxième journée de festival commençait on ne peut mieux pour ma part ! Pour la troisième fois, je vais revoir mes petits Bavarois préférés, et pour la première fois en festival. Avant même que le groupe ne monte sur scène, une chose qui me fait chaud au cœur, c’est le public qui est venu en nombre pour le soutenir.

Le concert commence sur le titre d’ouverture du deuxième album, « Flammenheer », et je constate d’emblée que le son est si bon que cela donne une sacrée puissance à la musique du groupe ! J’avais presque l’impression de redécouvrir leurs morceaux ! Et quelle ne fut pas ma joie de voir pour la première fois Ramona, flûtiste originelle du groupe ! Mais la flûtiste qui l’avait remplacée le temps de sa grossesse est toujours là, et le fait d’avoir deux flûtes traversières soprano sur scène (parfois une alto, et une à bec alto sur un titre) enrichit les morceaux ! Je salue aussi la performance du guitariste Helge qui a accompagné Pascal au growl sur les titres « Flammenheer » et « Liberté » ! C’est d’ailleurs sur ce dernier titre que le public s’est plu à crier le refrain (et moi aussi, pour une fois qu’il y avait un mot en français !). C’est à ce moment-là que Pascal est descendu de scène pour chanter au plus près du public !

Pour la photo finale avec le public, Pascal chante le premier couplet de « The Last Unicorn ». C’est un bon début, avec un peu de chance le groupe jouera le morceau en entier au Skaldenfest !

SETLIST : Flammenheer / Stolzes Wesen Mensch / Urkraft / Ruhelos / Sehnsucht / Liberté

SEAR BLISS

Comme Munarheim donnait une séance de dédicaces après leur set, j’ai raté les prestations de Ferndal et de Mallevs Maleficarvm. Je reviens dans la salle pendant le set de Sear Bliss et je suis ravie de la bonne découverte que je suis en train de faire ! Je suis d’ailleurs très étonnée de ne jamais avoir entendu parler de ce groupe auparavant, car ce dernier a tout de même sept albums à son actif ! Le groupe est originaire de Hongrie et officie dans le black symphonique. Cinq membres le composent, et il y en a un parmi eux qui a tout particulièrement retenu mon attention, puisqu’il s’agit d’un tromboniste ! Alors ça, ce n’est pas courant ! Les sonorités cuivrées et chaudes de l’instrument créent une atmosphère épique. Curieusement, aucun titre du dernier album Eternal Recurrence n’a été joué. En revanche, les deux albums précédents, The Arcane Odyssey et Glory and Perdition, ont été assez bien représentés, avec respectivement trois et deux titres. Le groupe est même remonté jusqu’à 1996 avec « 1100 Years Ago », issu de l’album Phantoms. C’est d’ailleurs sur ce titre que le set prendra fin.

SETLIST : Two Worlds Collide / A Deathly Illusion / Birth of Eternity / Lost and not found / Somewhere / 1100 Years Ago

ASENBLUT

Voilà une autre découverte bien sympathique ! Il s’agit d’Asenblut, petite formation allemande originaire de Göttingen en Basse-Saxe, composée de cinq membres. Bien que le groupe officie dans le black/thrash, celui-ci m’a curieusement fait penser à Amon Amarth. Remarque, il y avait de quoi : les morceaux étaient épiques, et les thématiques abordées tournent essentiellement autour de l’honneur, des héros et du paganisme. Même en n’étant pas un expert en allemand, les titres de certains morceaux sont assez évocateurs (« Berserkerzorn » et « Drachenborn » par exemple). Mis à part « Asenblut » et « Tatenklang » respectivement extraits du premier et du deuxième album, tout le reste du set était consacré au dernier album sorti l’an dernier, Berserker. Ce que je retiendrai surtout de ce concert, c’est la sympathie du chanteur et frontman Tetzel, car celui-ci s’est montré très souriant et enthousiaste tout au long du set !

SETLIST : Berserkerzorn / Helden des ewigen Sturm / Drachenborn / Bittere Wacht / Auf den Feldern von Flandern / Schatten über Arkham / Tatenklang / Horizonte / Asenblut

BLACK MESSIAH

La première et dernière fois que j’ai eu l’occasion de voir Black Messiah, c’était il y a (déjà) un an et demi, au Beermageddon Fest à Paris. Je me souviens de la belle fête qu’était ce concert, et si il y avait bien un moment pour se défouler pendant ce Ragnarök festival, c’était bien maintenant !

Les six membres sont déjà sur scène lorsque le rideau est tiré. Et dès le premier morceau, « Windloni », l’ambiance festive est au rendez-vous ! Il faut dire que le son est excellent et le groupe se donne vraiment à fond. Le chanteur se met au violon à partir du deuxième titre, « Gullveig », et c’est une satisfaction de constater que l’instrument est parfaitement bien sonorisé. Ce qui me fait également plaisir, c’est que même si le set était plus court que celui du Beermageddon (40mn contre 1H), j’ai pu voir en live quelques morceaux qui n’avaient pas été joués à Paris (« Wildsau » et « Irminsul »). Pour le dernier morceau, « Sauflied », tout le public reprend le refrain, très simple à chanter, même quand on n’est pas Allemand (pour mon plus grand bonheur).

SETLIST : Windloni / Gullveig / Wildsau / Lindisfarne / Irminsul / Sauflied

PILLORIAN

Si comme moi vous êtes des grands nostalgiques de l’ère « Agalloch », vous devez très probablement savoir que la formation post-black/néo-folk revit depuis peu sous le nom « Pillorian ». En vérité, seul le chanteur, John Haughm, faisait partie d’Agalloch. Le batteur, Trevor Matthews, vous dira peut-être aussi quelque chose, puisqu’il fait également partie de la formation américaine de post-black Uada. J’ai préféré ne pas écouter l’album du groupe avant le festival pour me laisser la surprise.

Forcément, il n’y a aucun intérêt de faire un « Agalloch-like ». Et pourtant, il est difficile de ne pas penser à ce groupe à l’écoute de Pillorian. En effet, on retrouve les influences dark/black teintées de touches néo-folk, à la différence que la musique de Pillorian se révèle être bien plus violente. Tandis que John Haughm adopte un chant black, l’autre guitariste se charge du chant clair, qui se montre très envoûtant. Bref, encore une superbe découverte !

AGRYPNIE

On reste dans l’univers du post-black avec la formation allemande Agrypnie. Le groupe est composé de cinq membres, dont le chanteur/guitariste Torsten, faisant aussi partie de Nocte Obducta, et le guitariste Eklatanz, également membre d’Heretoir.

Agrypnie joue du post-black avec un côté progressif très présent, en alternant entre passages violents et atmosphériques, un peu à l’instar de Der Weg Einer Freiheit. Le groupe n’a pas ressorti d’album depuis 2013, et même si l’allemand et moi, ça fait deux, j’ai réussi à comprendre que le groupe allait jouer un nouveau morceau, et ce, avec le chanteur de Dornenreich en guest ! Oui, c’était bien !

OBSCURITY

Et encore une sacrée claque ! On revient à l’univers black pagan/viking, avec la formation allemande Obscurity, composée de cinq membres : Agalaz au chant, Cortez et Dornaz aux guitares, Ziu à la basse, et Arganar à la batterie. Malgré leurs sept albums au compteur, je ne connaissais pas le groupe avant de le découvrir à l’affiche du festival. J’ai donc écouté quelques morceaux, et ça m’a bien plu, il ne reste plus qu’à voir si leur prestation live confirmera ma première impression !

Il ne me faudra pas bien longtemps pour me laisser convaincre. En effet, le groupe délivre un black/death sacrément énergique et épique, qui m’a pas mal fait penser à Unleashed, ou bien encore à Amon Amarth. Les paroles collent parfaitement bien à la musique, puisqu’elles parlent essentiellement de guerre, de patriotisme et de paganisme. Là aussi, il y a une super ambiance, et les musiciens en imposent vraiment. Pour le dernier morceau, le chanteur vient au devant du public, et les quelques slammeurs montent sur scène avec le groupe.

HELRUNAR

Place maintenant à la fameuse formation allemande de black pagan épique, Helrunar. Le groupe compte deux membres en studio, Alsvartr et Skald Draugir, également membre d’Árstíðir lífsins. Deux guitaristes, Árni et Stefán, faisant aussi partie d’Árstíðir lífsins, et un bassite, RW, les accompagnent sur scène.

Helrunar joue un black pagan avec une forte touche occulte véhiculée par des chœurs au ton mystique. Le chanteur adopte par moments un ton de voix déclamatif. Certains passages ne m’ont pas complètement convaincue, car ils manquaient souvent d’agressivité à mon sens.

DORNENREICH

Je me suis ré-intéressée à la formation tyrolienne il y a peu, depuis que j’ai appris que cette dernière était une source d’inspiration importante pour Munarheim. J’étais donc très impatiente de savoir ce que donnait la musique de Dornenreich en live.

Je suis très surprise quand je découvre que le groupe ne compte que trois membres : Eviga au chant et à la guitare, Dragomir / Gilván à la batterie, et Inve au violon.

Et c’est le coup de cœur ! Le groupe propose un black metal innovant, sublimé par les touches néo-folk véhiculées par le violon. Tout cela pourrait nous évoquer Agalloch ou Empyrium. Je suis particulièrement impressionnée par la virtuosité du violoniste, ainsi que par l’énergie et le sourire du chanteur/guitariste. Ce dernier chuchote parfois ses paroles, et c’est entre autres là que je fais le rapprochement avec Munarheim.

Le set touche à sa fin, et tout le public s’incline, moi y compris.

DARK FUNERAL

N’étant pas une fervente admiratrice de Primordial (pas taper moi), je n’ai assisté qu’à une petite partie de leur set vu des gradins. De là où j’étais, les basses recouvraient tout, ce qui ne m’a pas aidée à apprécier un peu plus le set des Irlandais. Musicalement, ça passait très bien, mais le chant clair, j’avoue que j’ai eu du mal.

Je me mets donc en place pour assister au set des compatriotes de Marduk, je veux parler de Dark Funeral. Bien que le groupe délivre un black metal froid et sans concession, je dois dire qu’après avoir vu pas mal de groupes uniques en leur genre, celui-ci m’a de ce fait paru moins original. Je reconnais néanmoins que ça poutre bien comme il faut, et la vitesse à laquelle les blasts et les riffs sont délivrés suscite l’admiration.

CRUACHAN

Pour ma part, le festival prendra fin avec le set du groupe le plus « kiltissime » de black folk celtique, j’ai nommé Cruachan ! Je n’avais pas revu le groupe depuis le Cernunnos Pagan Fest de 2015, et je m’estime heureuse, car en Allemagne, on a dû attendre bien plus longtemps. Onze ans en effet que le groupe n’était plus venu en terres germaniques ! Autant dire que c’était un événement à ne pas manquer ! L’Irlande et moi, c’est une grande histoire d’amour, et cela me faisait bien plaisir de retrouver un petit bout de la verte Eire.

A mon grand regret, il n’y a plus de flûtiste sur scène. Heureusement, il reste le violoniste, ainsi que les quatre autres membres habituels, tous maquillés façon war paints. Le chanteur explique pendant le set qu’ils sont partis d’Irlande à 4H du matin et qu’ils étaient très fatigués. Et bien, on ne dirait pas du tout ! Sitôt le concert commencé, la guerre était déclarée dans la fosse ! Trois mots suffisent à résumer ce set : festif, entraînant et destructeur ! Pour ma part, le kiff ultime fut lors de « Morrigan’s Call », on se serait vraiment cru dans un Irish pub ! Le set s’achèvera sur la ballade « Ride On », que tout le public reprendra en chœur.

Tops / Flops (en complément de ceux de l’an dernier) :

Les tops :

– Différentes parties du site (parking/camping/toilettes-douches/festival) proches les unes des autres
– Camping éclairé la nuit
– Les signing sessions
– Site accessible par les transports en commun (dix minutes à pied de la gare de Lichtenfels)

Les flops :

– Rien pour poser ses affaires et se changer dans les douches
– Pas de possibilité de récupérer les setlists des groupes (même en demandant gentiment aux gars de la sécu)

Fée Verte

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