Gallia Comata Report

Samedi. 8H30. Au revoir Nantes, direction Paris pour récupérer Fée Verte, puis Dijon. On retrouvera Nidhogg, Dijonnais, sur place. Aujourd’hui c’est Gallia Comata et rien au monde ne saurait nous empêcher d’être là, pas même ces quelques 1,600kms. Après moultes péripéties, on vous fera l’économie ici de nos aventures à travers les bois du fin fond de la région dijonnaise, les détours à Paris etc… La délivrance finit par arriver en même temps que nous abordons Dijon, du Suidakra à fond dans la voiture.

Gallia Comata Affiche

DARKNATION

Morrigan

A toute date, le groupe local d’ouverture. Pour Dijon ce sera Darknation, groupe dont je dois l’avouer, je ne soupçonnais pas l’existence jusqu’à Gallia Comata. Sur le papier on nous annonce du metal heavy/thrash. Pas vraiment ma tasse de thé, mais advienne que pourra, on va quand même voir de quoi il retourne.

La salle est encore très clairsemée quand la jeune formation attaque. C’est du lourd, à mon oreille c’est plus orienté core que thrash, voire speed par moments. Définitivement pas ma tasse de thé du tout. Il faut avouer que ce n’est pas évident pour un groupe évoluant dans les genres que j’ai cités, de se faire apprécier par un public acquis à la cause du folk metal et venu en masse pour ça, cela ajouté à un petit souci technique (corde cassée) venu hacher le set. Je ne vais donc pas m’appesantir sur ce set, sûrement que pour les amateurs de choses bien lourdes c’était bien, mais voilà ce n’est pas mon cas, et j’ai trouvé ce set bien trop lisse, sans identité bien marquée.

Darknation1 Darknation2

Setlist :

Battle of Britain Day

Blitzkrieg

Talvisota

Pearl Harbor

Operation Husky

Division de Fer

D-Day

Falling Angels

FENRIR

Fée Verte :

Si j’ai raté le début de la prestation de Fenrir, c’est parce que j’avais la noble tâche de participer à l’interview que donnait Arkadius pour le webzine. Ayant vu les Nancéens deux fois par le passé, j’étais néanmoins persuadée que le groupe parviendrait à remuer sans difficulté la salle de fond en comble en mon absence. J’arrive donc en milieu de set, consacré aussi bien au premier album (Echoes of the Wolf) qu’aux nouvelles compositions, mais réussis cependant à me faufiler dans la foule pour me retrouver aux premiers rangs. Je ne suis pas dépaysée, et retrouve Elsa vêtue de sa robe médiévale fétiche, accompagnée de ses acolytes au maquillage guerrier et habillés de leurs kilts, pendant près de trois quarts d’heure. La soirée folk metal commence vraiment, et bien.

Fenrir2Fenrir1

Les réticents aux voix féminines dans le metal auraient pu passer leur chemin, mais comment ne pas se laisser séduire par la splendide voix lyrique d’Elsa ? Sans parler de son énergie et de sa prestence, la jeune femme a agi en véritable frontwoman et nous a tous incités à sauter sur place, que ce soit aussi bien les autres musiciens que le public, tels de joyeux Zébulons (pour ceux qui ne connaitraient pas le personnage, il s’agit d’un être monté sur ressort dans le dessin animé Le Manège enchanté). Impossible de rester de marbre face à ces violons et ces guitares qui cohabitaient dans la plus parfaite harmonie. Dans la mesure où les morceaux de Fenrir sont fortement axés sur le côté instrumental, les réticents auxquels je faisais allusion plus haut ne se sont pas sentis lésés, et tout le monde a pu contribuer à l’ambiance festive et conviviale qui se dégageait de la Vapeur. Le son était de qualité, aucun instrument n’empiétait sur l’autre, tous les éléments étaient réunis pour apprécier pleinement la prestation.

Comme je l’ai dit au début de ce report, ce n’était pas la première fois que j’assistais à un concert du groupe, et celui-ci m’a une fois de plus confortée dans l’opinion qu’à chaque fois, c’est toujours un immense plaisir de le retrouver sur scène. Il me tarde déjà de revenir les applaudir le 11 avril prochain à Paris !

Morrigan, quelque chose à ajouter ?

Fenrir3

Morrigan :

Je n’ai pas grand chose à ajouter à tout cela. Fée Verte a vaillamment vanté les mérites de Fenrir au cours de notre loooong périple en voiture, étant donné que d’une part je ne les avais jamais vus en live, et que de l’autre, il est désormais de notoriété publique que je fais partie de ces « réticents » auxquels elle fait allusion…. Et elle a eu raison. Fenrir, comme l’a dit Fée Verte, avait pas mal de passages/morceaux axés sur l’instrumental, donc le chant ne m’a pas trop gênée, la prestation était bien dynamique, hargneuse, et a rempli toutes ses promesses : c’était BON ! Petit bémol pour ma part : les violons, qui ne sonnaient pas toujours très juste. Malheureusement c’est sur la petite scène que jouaient les groupes ce soir, plus difficile de sonoriser les instruments donc.

Setlist :

Intro

Morrigane’s Fury

Camelot

Conquest of Britain

The Tale of Taliesin

Thunder Cliff

Metal Jig

The Son of Pendragon

Fenrir

 

NIGHTCREEPERS

Morrigan :

Le moment d’aller se positionner tout devant arrive. NightCreepers ne vont plus tarder. Il est vrai que si le groupe est emblématique du pagan metal en France, il est aussi assez rare en live, c’est dire si c’est un petit événement quand on peut assister à l’une de leurs prestations. Ayant eu la chance de les voir deux fois auparavant, j’avais conservé un excellent souvenir de leurs shows. Et ce n’est pas celle de ce soir qui va me faire mentir. Les armures et les warpaints font leur apparition, et c’est parti ! Que c’est lourd, que c’est puissant, que c’est maîtrisé !

Nightcreepers1

Par où commencer dans tout ça ? Le son… impeccable et le meilleur de la soirée sans conteste, la plupart des groupes ont eu des petits soucis de réglages, ici un excellent équilibre a été trouvé. Les voix sont parfaitement audibles (mention spéciale aux vocaux de Hindrik au passage). Le groupe est bel et bien là pour en découdre, ça tombe bien, le public aussi, bien qu’il ait mis un petit moment à rentrer dedans. NightCreepers en live, c’est une machine de guerre qui fait que tu as envie de danser et de headbanger d’un bout à l’autre. Deuxième mention spéciale : c’est la première fois que je voyais NightCreepers avec Elrohir à la basse. Et bien ici encore sacrée claque : en plus d’être un excellent bassiste, quelle énergie, et quelle belle communion avec le public, notamment lors de cette petite descente dans la fosse, on aurait presque l’impression de voir un peu de Sami Hinkka ici, passant son temps à haranguer la foule tout en jouant ! Les orchestrations elles aussi cimentent un peu le set, le rendant bien cohérent.

Que dire de la setlist maintenant ? N’étant pas très fan du dernier album, je dois avouer que je me demandais vraiment ce qu’il allait donner en live. Point de déception de ce point de vue là, si l’album en lui-même ne m’attire pas trop, les morceaux en live se greffent très bien sur le set, et aucune différence notable avec les morceaux d’ Alpha (album le plus représenté dans la setlist au passage) par exemple. On a eu le moment pirate avec Set Sails en avant-dernier morceau, et on a eu Beloved Dryad également, deux de mes morceaux préférés. Cela suffit à mon bonheur (enfin non en fait, tout le set était génial).

D’habitude je mets toujours dans mes reports un petit moins, un petit truc qui aurait pu être mieux, mais très honnêtement ici je ne trouve rien à redire, sinon que le set m’a semblé très court, et qu’on aimerait la voir plus souvent en live la guilde NightCreepers !

Nightcreepers2

Setlist :

Guildsmark (intro)

Tale of Haste

Alpha

A Guild is Formed

Elmore Tempest

Beloved Dryad

Death to the Hypocrite

Set Sails

The Hreidd’s path

DRAKWALD

Morrigan :

Depuis le temps qu’on vous en parle, il est grand temps qu’on fasse un petit report de Drakwald. Pas facile pour les Tourangeaux de passer après NightCreepers, tant ces derniers ont fait forte impression.

Drakwald1

Ici encore nous étions tout devant, pas pour le bien de nos oreilles apparemment. D’entrée, après l’intro habituelle, Let the Slaughter Begin retentit, et je note tout de suite qu’on n’entend pratiquement pas la flûte ! Bien dommage car pour moi l’âme de Drakwald réside en très grande partie dans cette alternance death/pagan bien lourd et ces envolées de flûte et cornemuse. On entend un peu mieux cette dernière, mais pour avoir assisté à pas mal d’autres shows du groupe, le son est définitivement plus faible que d’habitude, même s’il sera légèrement monté en cours de set. On me dira aussi après le show, que de plus loin dans la salle on entendait bien les éléments folk. Erreur de placement pour nous donc. Niveau setlist, beaucoup du dernier album évidemment, un peu du prochain. Et le public ? Encore une fois, j’ai eu l’impression que le public mettait du temps à se mettre dedans. Jusqu’au traditionnel wall of death sur Giant with the Axe, en milieu de set à peu près. Après ça, pas de soucis, circle pit et fosse déchaînée seront de la partie. Un autre regret : c’est décidément très dommage que ce soit sur la petite scène que les groupes se soient produits à cette soirée. Étonnamment pour Drakwald plus que pour les autres, j’ai eu l’impression d’un groupe jouant bien trop à l’étroit sur une scène trop petite pour les accueillir. Mais bon, comme toujours le groupe est plein d’énergie, carré et terriblement efficace, une bien belle fête pour se préparer à recevoir les Allemands de SuidAkrA un peu plus tard !

Drakwald2 Drakwald3

Setlist :

The Drowning (intro)

Diving In The Depth Of Agony

Escape The Claws Of Fate

When Beers Flowing’s

Giant With The Axe.

Night Of All Redemptions

Raise Our Swords

Inhale The Ashes Of Honour

Blood And Glory

BELENOS

Nidhogg :

Je ne connaissais pas Belenos avant de les voir à Dijon, à part 1 ou 2 titres entendus distraitement dans un magasin, je serais donc bien incapable de vous citer la setlist, mais par contre je peux vous dire que les Bretons ont réalisé une excellente prestation, le chanteur Loïc étant très en voix, et se permettant une petite blagounette en annonçant un titre « festif » en fin de concert ! Musiciens très solides en tout cas et un show très pro, à revoir très vite en ce qui me concerne et je n’ai plus qu’à me plonger dans leur discographie déjà conséquente.

Morrigan & Fée Verte :

Le headbang ça creuse, on a été refaire le plein de calories lors d’un petit goûter nocturne en compagnie de Drakwald, du coup on n’a pas vu Belenos, mais c’était fort sympathique aussi.

SUIDAKRA

Suidakra

Nidhogg :

SuidAkrA, ah SuidAkra ! Une excellente surprise de les voir venir à Dijon, et je remercie grandement l’association Leptiobyss pour ça, ainsi que toutes les personnes impliquées de près ou de loin dans l’organisation de Gallia Comata. Le groupe a produit un show véritablement excellent, avec une setlist de feu, dont le titre « Stone of the Seven Suns » habituellement absent des concerts de SuidAkrA (bon ok j’avais un peu demandé à Tim si ils pouvaient la jouer car tous mes potes l’adorent). Il est d’ailleurs surprenant pour ma part que ce groupe soit toujours aussi peu connu après 11 albums, car leur musique est d’une qualité incroyable, alors que des groupes comme Korpiklaani ou Eluveitie sont encensés, mais bref c’est un autre débat. Une ambiance du tonnerre durant le concert, un groupe très heureux d’être là, la présence de Tina Stabel (pour la 1ère fois en dehors de l’Allemagne !), et la gentillesse et la disponibilité des membres, surtout Arkadius avec qui on a discuté en toute simplicité jusqu’à 2h30 du matin, ont rendu cette date inoubliable, j’espère les revoir au plus vite !

Morrigan :

Ca faisait depuis le Heidenfest 2013 qu’on n’avait plus vus les Allemands en France. Avec une belle surprise pour Gallia Comata : la présence de Tina, voix féminine sur les albums du groupe, sur scène. Déjà avec les balances l’on entend que ça va envoyer du lourd. Du très lourd même… Comme l’a dit Nidhogg on a eu l’honneur d’entendre Stone of the Seven Suns, d’habitude non jouée par le groupe ; la toute première fois que je l’entendais en live ma chanson fétiche, ce fut un moment parfait. Une setlist en forme d’enfilade de « tubes » du groupe, mais une setlist également adaptée à la présence de Tina, plus de titres sur lesquels elle apparaît donc. Quelques petits bémols à noter au niveau du son pour cette prestation : voix trop faible, batterie trop forte, mais bon, on était là pour faire la fête, et ça a tellement réussi que passé un certain moment, on était plus occupés à sautiller et heabanger qu’à prêter attention à ces petits soucis de son. C’est toujours un pur plaisir de voir Suidakra en live, le groupe donne tellement à son public qu’on ne peut que vouloir leur rendre au centuple, mais quel beau geste de la part d’Akki et Tim de descendre jouer dans le public le temps d’un morceau, ou de faire sauter toute la salle à l’unisson. Une bien belle communion dont on se souviendra longtemps. Évidemment je ferai mention spéciale de la présence de Tina ce soir. Bien que n’étant pas amatrice de voix féminines, en voici une chanteuse qui en a à revendre, et qui a apporté un réel plus à la prestation !

Suidakra1Suidakra2

Fée Verte

Je n’aurais pas grand chose à ajouter, mes acolytes ont parfaitement retranscrit l’ambiance explosive qui régnait dans la salle. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais le groupe en live, et je n’ai pas été déçue ! On sent que la scène, ça les connait, les Allemands ont mis le feu et impossible pour nous de ne pas ternir en place. Comme Morrigan et Nidhogg, j’ai grandement apprécié les interventions de Tina, dont la gentillesse et l’énergie m’ont totalement séduites ! Décidément, rien ne m’aura fait regrettée ce soir d’être venue de si loin !

Setlist :

Pendragon’s Fall

Ixth Legion

Isle of Skye

Stone of the Seven Suns

Birog’s Oath

Defiant Dreams

Dead Man’s Reel

March of Conquest

Darkane Times

Beneath the Red Eagle

Pair Dadeni

(Balor : non jouée)

Wartunes

CONCLUSION

Que dire que dire en conclusion d’une si belle soirée, à part qu’on aurait voulu que la fête ne s’arrête jamais ? Pas une seconde je n’ai regretté d’avoir fait tant de route pour assister à Gallia Comata. Quelle belle célébration du folk metal nous a été offerte là, rien à redire : des groupes et une organisation au top de tous points de vue, une ambiance de feu. Vivement la prochaine et encore merci à l’Association Leptiobyss!

Photos : Fée Verte

Vidéos : jonathan marchal (un grand merci à lui)

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