Celtibeerian – Deiwos

Je vais vous parler aujourd’hui d’un album que j’attendais depuis un moment : le deuxième album de Celtibeerian. J’avais été conquise par leur premier album Keltorevolution, et malgré leur EP acoustique From Soil to Soul qui m’avait quelque peu déçue, j’étais tout de même curieuse de voir si les Espagnols parviendraient à remonter la pente.

Pour enregistrer Deiwos en auto-production, le groupe a lancé une campagne de crowdfunding l’été dernier. Si celui-ci a obtenu plus de recettes qu’escompté, les fans en ont-ils eu pour leur argent ? Réponse tout de suite !

Dès la première écoute, j’avoue avoir été assez mitigée, essentiellement à cause d’un élément : le chant éraillé de Gus, extrêmement proche de celui de Jonne Järvelä (Korpiklaani). Et vu que la formation finlandaise me sort maintenant par tous les orifices, autant dire que je n’étais pas ravie. Je trouve cela vraiment dommage, car lorsque Gus growle ponctuellement dans « Devotio », c’est déjà beaucoup plus convaincant. En revanche, c’est une bonne surprise que d’entendre davantage la violoniste Patricia au chant, car cela apporte de la fraîcheur et de la pureté, notamment dans « The Wolf I Am » et « The Reborn ».

Musicalement parlant, c’est déjà beaucoup plus intéressant, et une fois encore, je salue le talent des musiciens, et particulièrement de Dagda et de Patricia. Bien que les mélodies de la flûte et du violon rappellent fortement Eluveitie, on ressent tout de même le côté hispanique qui fait l’identité du groupe, comme dans « Deiwos ». On retrouve même des sonorités orientales lors de l’interlude instrumental « Navigium Isidis » au bouzouki et à la guimbarde, suivi du sautillant « Puellae Gaditanae » mené par la flûte et le violon. Etant donné que j’ai du mal avec le chant de Gus, les interludes instrumentaux sont finalement les morceaux que je préfère (« Shadow of the Lynx » et « Gallaecia II » par exemple, tous deux très festifs et menés par la cornemuse). Si l’on fait abstraction du chant masculin, les morceaux sont dans l’ensemble entraînants et se prêtent à la fête, bien que certains fassent trop « chansons à boire » à mon gout (notamment « Looking for Beer »). Je veux bien croire que la bière soit une institution chez Celtibeerian, mais niveau originalité dans des paroles de groupe de Folk, on a entendu mieux. En parlant de paroles, c’est d’ailleurs également fort regrettable que certains morceaux ne soient pas chantés en celtibère comme ce fut le cas dans Keltorevolution, cela renforçait l’identité du groupe.

Pour résumer, vous l’aurez compris, c’est essentiellement à cause du chant masculin que j’ai déchanté. Pour ma part, Deiwos est une petite déception, car Celtibeerian nous ont prouvé par le passé avec leur premier album si prometteur qu’ils étaient dotés d’un grand potentiel, et son successeur n’a pas été à la hauteur de mes attentes. En revanche, s’il existait une version instrumentale de l’album, je serais preneuse !

Fée Verte

6.5/10

Tracklist :

  1. From Deep Waters (Intro)
  2. Deiwos
  3. Devotio
  4. The Wolf I Am
  5. The Shadow of the Lynx
  6. Fear My Beard
  7. The Reborn
  8. The Harvest Song
  9. Navigium Isidis
  10. Puellae Gaditanae
  11. Life Goes On
  12. Txoria Txori
  13. Looking For Beer
  14. Gallaecia II
  15. The Spirit Of Our Inner Nature (Outro)

Sortie le 01/12/2017

Liens du groupe :

http://www.celtibeerian.com

https://www.facebook.com/Celtibeerian/

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