Cernunnos Pagan Fest XVI

Fée Verte :

Le grand rendez-vous annuel des amoureux des musiques folk/pagan et médiévales était enfin de retour le week-end des 21 et 22 février à la Ferme du Buisson de Noisiel. Je veux bien entendu parler du Cernunnos Pagan Fest, qui célébrait cette année sa seizième édition. Lorsque nous arrivons en début d’après-midi, le temps était mitigé mais s’est finalement maintenu pendant une bonne partie de la journée (on ne pourra malheureusement pas en dire autant pour le lendemain). Mon premier réflexe à mon arrivée est de faire du repérage au niveau du merch’. Une petite halte au bar et hop, il est déjà temps de se placer pour le premier concert de la journée.

Thrall :

Tout comme le Lid Ar Morrigan à Vallet en Loire-Atlantique, le Cernunnos Pagan Fest se déroulant à la Ferme du Buisson de Noisiel en région parisienne est devenu au fil des années une sorte de rituel, avec une jolie ambiance générale, un marché médiéval très sympathique et (surtout!) des concerts orientés à la fois Folk Metal & Folk Acoustique. Le temps était avec nous, ce qui nous a permis de flâner un peu au merch et d’aller commencer les hostilités au bar avant d’entamer le premier concert de la journée.

Fée Verte :

Bien que la salle de l’Abreuvoir ait une capacité d’accueil plus limitée que sa voisine de la Halle, j’étais étonnée de voir que dès le début du festival, il y avait déjà beaucoup de monde, si bien que j’ai assisté au set de loin. Nous découvrons donc Cissy, chanteuse et musicienne se définissant comme « poétesse et barde du monde ancien celtique et scandinave », présentant un répertoire folk acoustique. En duo avec un percussionniste, la demoiselle s’accompagne de l’harmonium. Ses reprises de « Helvegen » (Wardruna) et « Trollabundin » (Eivør) ont suffi à marquer mon esprit.

Thrall :

Cissy propose une musique acoustique sur fond d’ambiances celtiques, parfait pour débuter en douceur le week-end. Son chant est reposant et léger, et elle est accompagnée par un percussionniste qui donne le ton et qui nous permet de les accompagner en tapant du pied ou des mains, en tout cas pour ceux qui se laissaient porter par la musique, ce qui était mon cas. On notera également une reprise de Wardruna, complètement dans le thème. Une totale et belle découverte pour ma part !

SETLIST : Sendibitir / Helvegen / Un bois bleu / My love’s in Germany / I riden sa / Bium Bium Bambalo / Trollabundin / The Fire Song

Fée Verte :

J’ai jeté une oreille à Kallomäki mais le pagan metal teinté de dark folk des Finlandais ne m’a pas transportée, je trouvais que ça manquait de peps. J’en ai donc profité pour faire une pause dej, ce qui m’a également fait louper le set des Suisses de De l’Abîme Naît l’Aube. L’unique retour que j’ai eu de la part d’un ami, c’est que le groupe a été contraint d’écourter son set à cause d’une corde de guitare cassée.

Thrall :

Place au premier concert saturé du festival avec Kallomäki, un groupe finlandais officiant dans un Dark Folk Metal bien de chez eux. Je n’avais pas été hyper emballé sur album, et malheureusement, cela s’est confirmé en live. Les gars ont de l’énergie à revendre, c’est clair, mais les titres passent sans être vraiment mémorables, comme s’il manquait quelque chose dans la recette pour les rendre plus attractifs aux yeux du public. Pourtant, ils y vont fort également en termes de tenues de scène et d’immersion : crânes d’animaux sur le visage, peaux de bêtes… On a presque droit à un show chamanique, mais la musique fait défaut et nous empêche de rentrer dedans pleinement, vraiment dommage.

SETLIST : Ukrijuhla / Kutsu kuolontanssiin / Kunnes Katoan / Tyrty veri, seiso! / Ajastaika / Nahkavitsa / Häpeäpolku / Surman istuimet / Tanssihin varjolasten / Tuulet oottakaa

Thrall :

De l’Abîme Naît l’Aube, jeune groupe suisse, enchaîne ensuite, nous proposant cette fois-ci un Metal sombre et épique. Habillés de tenues blanches légères, tels des voiles, ils affichent déjà leur univers, un univers oscillant entre passages lumineux et moments plus noirs. Le groupe est habité, notamment par son chanteur et sa chanteuse, hurlant comme des possédés. Leur Black Metal atmosphérique fait mouche en live et on se fait embarquer volontiers au fil des titres, assez longs mais dont la longueur correspond finalement bien au style. Malheureusement, ils ont dû écourter leur set à cause d’un petit souci technique, une corde de guitare cassée…

SETLIST : Une Pleine Absence / Un Sanctuaire de Cendres / Le Vertige d’une Descendance / Une Absolue Présence

Fée Verte :

J’avais loupé le premier passage de Laboratorium Pieśni au Cernunnos il y a huit ans, et je comptais bien m’offrir une session de rattrapage. Les petites chimistes musicales originaires de Pologne nous transportent à travers leurs harmonies vocales et polyphonies envoûtantes dans un voyage folk vers les terres d’Europe de l’est.

Thrall :

Fée Verte m’avait bien vendu le groupe suivant, Laboratorium Pieśni, je décidais donc d’aller découvrir ce groupe acoustique de six femmes venu tout droit de Pologne, dont le plus grand instrument est le chant, fort bien mis en valeur par diverses percussions. La polyphonie nous emporte rapidement et on se permet plusieurs fois de les accompagner en tapant des mains. Les parties en chœur étaient incontestablement les plus belles et les plus envoûtantes.

Fée Verte :

Vient ensuite ma grande découverte et coup de cœur de cette édition. Muhūrta avait participé au tremplin du festival l’an dernier et avait fini deuxième. Leur prestation fut si convaincante que la formation parisienne a pu s’y produire cette année sans passer par cette étape. Le groupe associe le metal aux sonorités indiennes de par la présence du sitar, et l’alchimie des deux genres fut diablement redoutable d’efficacité, et surtout, très originale. Cela m’a inévitablement fait penser à Bloodywood, le côté nu-metal/metalcore en moins, le côté folk metal davantage mis en avant.

Thrall :

Le groupe suivant fut en quelque sorte la plus grosse découverte de cette journée, et celle-ci nous a transportés directement en Inde. Déjà, on est pris par la mise en scène, très réussie, constituée notamment d’un sitar joué par un musicien assis en tailleur au milieu de la scène, légèrement en avant sur des coussins, à la manière traditionnelle. Cette mise en avant était une très bonne idée, en sachant en plus que le sitar se réservait ses propres moments, acoustiques et envoûtants, avant que les autres instruments ne déchaînent leur furie pour nous montrer l’autre facette du groupe, plus Metal à la façon d’un Bloodywood. Ces deux facettes étaient assez incroyables à voir en live : j’ai aussi tenté ma chance par album, ayant moins accroché… Leurs ambiances étaient bien plus vivantes sur scène, ce sera donc un plaisir de les retrouver très prochainement, on l’espère !

SETLIST : Intro – Alap / Kālī Mata / Jivan Chakr / Kavir / Interlude – Jhala / In The Cage / Madness Of The West / Out of the Cage / Analaha

Fée Verte :

Il est maintenant temps de retrouver sur la grande scène les vétérans de la musique folk/médiévale occitane : Stille Volk. Le groupe commence à être un habitué du festival puisqu’il s’y était auparavant produit en 2007 et en 2015, du temps où les festivités se tenaient encore respectivement à la feue Locomotive, puis à la Machine du Moulin Rouge. Pour son premier passage à la Ferme du Buisson, la formation était en configuration élargie pour célébrer les vingt-cinq ans de son album Satyre Cornu, qui a été interprété en quasi intégralité. La vielle à roue, le nyckelharpa et la cornemuse ont résonné sous les toits de la Halle pour un instant envoûtant où le dieu Pan était l’invité d’honneur.

Thrall :

Devant partir plus tôt, je pus regarder une partie du concert de Stille Volk, le groupe de folk français qu’on ne présente désormais plus. Comme les précédents concerts que j’avais vus d’eux, je ne fus pas déçu par leur prestation, surtout que l’événement était spécial car il s’agissait de fêter les 25 ans de la sortie de l’album Satyre Cornu, un album que j’aime beaucoup et qu’ils ont joué en quasi intégralité. Comme l’a si bien dit ma chère Fée Verte, Pan était à l’honneur ce soir ! Mention spéciale à un de mes titres préférés, « Le Réveil de Pan ».

SETLIST : Le satyre cornu / Rassa Tan Creis / Pan Domna Poc / Les crapauds / Le réveil de Pan / Marche nocturne / La vengeance de Pan / Quan l’herba fresca / Invocation à Pan / Adoumestica una Terro / Le satyre cornu 2

Fée Verte :

J’avais découvert Tempus grâce au troisième volume de notre Pagan Spirit Compilation paru en 2020. La formation tchèque, menée par sa chanteuse Linda Ravena, associe divers instruments médiévaux et traditionnels, tels que la vielle à roue, la flûte, le violon, aux instruments modernes, donnant pour résultat un folk metal résolument entraînant.

SETLIST : Žár / Pirátská / Hudba noci / Olívie / Chci tančit / Můj pane / Bitva o Mníšek / Tanec skřetů / Brána podsvětí / Nesplněná touha / Stezka snů / Slib, že budeš má / Odcházení / Na dunách / Bludička / Past Time With Good Company

Je commençais à légèrement saturer à l’intérieur et j’ai préféré prendre l’air devant le spectacle de feu, seule animation gratuite dont j’aurai profité sur cette édition.

Direction la Hongrie avec le duo folk/électro Itinera. Mené par les percussions, le binôme nous transporte dans un état de transe et transpose son héritage musical dans un répertoire dark folk également inspiré des chants nordiques. La preuve en fut avec une intro au kulning. Le groupe s’est montré très énergique tout au long du set, mention toute particulière à la chanteuse qui a fait battre son tambour dans la fosse à la fin du concert. Une autre très bonne découverte pour ma part, je pense qu’on tient les cousins magyars d’Eihwar.

SETLIST : Iter / Csillag Fénye, Holdnak Fénye / Idegen / Mindentlátó / Umbra / Békélj meg! / Százlevelű I. + Százlevelű II. (medley) / Csillagmező / Nagyiván / Tűztánc / Őszi dal

Sur le papier, Primordial devrait être le genre de groupe que j’aime. Pourtant, la sauce « black metal celtique » des Irlandais n’a jamais réussi à prendre, que ce soit sur album ou en live. Je décide néanmoins d’assister au début du set, me disant que les goûts peuvent toujours évoluer. Effectivement, même si je ne suis restée que la première demi-heure, j’ai trouvé que les morceaux étaient bien plus pêchus comparé à ce que j’avais pu entendre du groupe auparavant. Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que ça a été une révélation, mais y a du progrès.

SETLIST : Sons of the Morrigan / No Grave Deep Enough / To Hell or the Hangman / Wield Lightning to Split the Sun / Gods to the Godless / The Coffin Ships / Victory Has 1000 Fathers, Defeat Is an Orphan / Heathen Tribes / Empire Falls

Fée Verte :

Retour le lendemain midi sur le site, et je commence par me restaurer avant d’entamer cette seconde journée riche en concerts. Salna’s Tales, groupe gagnant du tremplin, inaugure la scène de l’Abreuvoir. Je précise que le niveau lors du tremplin était tel qu’il était difficile de départager les cinq groupes participants, et même si mon choix final ne s’était pas porté sur Salna’s Tales, j’étais très contente que le groupe ait été sélectionné pour participer à cette édition. Officiant dans le pagan/folk, les demoiselles qui forment en majorité le groupe, telles des prêtresses chamaniques, nous embarquent dans un rituel dominé par des harmonies vocales très jolies et maîtrisées.

SETLIST : Prayer / Waterfall / Beyond the pines / Holy Water / Battle / Comptine / Stay / Revenge

Belore, c’est typiquement tout ce que j’aime dans le metal : de l’épique, de l’atmo, du black metal. J’avais beaucoup aimé le deuxième album Artefacts, mais j’ai particulièrement saigné le petit dernier Eastern Tales paru l’an dernier. Depuis la dernière fois que j’ai vu le groupe au Lid Ar Morrigan il y a deux ans, le line-up a été remanié du côté des deux guitaristes live. Pour l’occasion, Ella Zlotos (Ephemeral) accompagne le groupe à la flûte. J’ai arrêté de compter combien de fois j’ai versé une larme pendant le set. C’était à la fois solaire, épique, planant, enivrant… Avec les chœurs saisissants, les airs de flûte, les percussions dramatiques, on avait presque l’impression d’entendre une B.O de film d’heroic fantasy. Sans conteste un de mes meilleurs concerts de cette édition.

SETLIST : To the Eastern Lands / Sons of the Sun / The Valley of the Giants / Moonstone / Storm of an Ancient Age / Glorious Journey / The Hermit Awakens

J’ai vu en coup de vent les Albigeois d’Obsidyen qui nous présentaient leur black metal pesant basé sur la théorie des Anciens Astronautes. Il était difficile de ne pas faire le rapprochement avec Lovecraft et ses dignes représentants du metal que sont The Great Old Ones.

SETLIST : Ceux qui Viennent d’En-Haut / Litany of Iah / An Ancient Age / The Passenger of Nout / Atlantis Diluvium / In Ruinas: Annunaki

Depuis que j’ai découvert Trobar de Morte en première partie de Garmarna il y a quatre ans, la formation catalane est devenue l’une de mes préférées en matière de dark folk, car c’est toujours une expérience scénique à part entière. Entourée d’une violoniste, d’un guitariste et d’un batteur, la chanteuse et instrumentiste Lady Morte, pleine de prestance, s’accompagne du maraharpa et nous happe de sa voix sensuelle et éthérée. Lors de ce set, le groupe a très majoritairement interprété des morceaux issus de son dernier album Carpe Noctem et a instauré une ambiance envoûtante et emplie d’ésotérisme. Je regrette seulement l’absence de la danseuse, mais Lady Morte s’est chargée de mettre en scène divers éléments de rituel, comme porter un crâne d’où émanait de l’encens, puis l’exécution des danses de sabres et de poignards.

SETLIST : Descensum / O Rubor Sanguinis / Lilith’s Spell / Bathory / Summoning the gods / Morgana / Sacrifice / Salem / Shapeshifter

Thrall :

Il était temps de démarrer ce deuxième jour, plus pluvieux que la veille, par une petite bière histoire de se mettre en jambe, avant de démarrer une nouvelle série de concerts.

Le temps de percevoir du coin de l’œil Lady Morte faire son show chamanique comme elle sait si bien le faire pour son projet Trobar de Morte, je me mettais en place dans une salle de l’Abreuvoir pleine à craquer pour le show de Wolfchant. Et ce que l’on peut dire, c’est que les Allemands ont bien foutu l’ambiance, avec leur Heavy Metal/Power épique et mélodique ! Finalement une musique qui ne m’a pas fait sauter au plafond sur album, mais qui prend tout son sens en live, pleine d’énergie et de fun, deux mots qui résument bien la musique de Wolfchant. Je me prends vite à bouger la tête sur les riffs mélodiques et puissants du groupe et le duo de chanteurs y fait pour beaucoup, haranguant le public à chaque chanson, jusqu’à créer même un petit pit au milieu de la fosse. Non vraiment, pour l’ambiance, on y était !

Fée Verte :

Le temps de déambuler une nouvelle fois vers le merch pour me procurer le dernier album d’Elderwind, je retourne dans l’Abreuvoir pour la fin du concert de Wolfchant. J’ai déjà croisé la formation allemande quelques fois en festival outre-Rhin, mais je crois bien qu’il s’agissait de son tout premier passage en France, et rien que pour cela, ça valait le détour. Officiant dans un black pagan épique, le groupe, mené par ses deux chanteurs, a vraiment mis l’ambiance, festive à souhait, pour une bonne dose de fun.

SETLIST : Arcades of Time / Under a Twilight Star / A Pagan Storm / Eremit / Element / Lifeblood / Into Eternal Darkness / Goddess of Fire / Das Bollwerk / Never Too Drunk

Fée Verte :

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas revu Ereb Altor, et j’attendais leur passage avec pas mal d’impatience. Ayant pour inspirations principales Bathory et Enslaved, les Suédois ont délivré un set axé sur leurs derniers albums, pour mon plus grand bonheur puisque j’ai tendance à préférer leur période « black metal » à celle de leurs débuts, davantage « epic doom ». Toujours attaché à ses racines vikings, le groupe délivre avec ardeur et émotion un black metal sublimé par des chœurs épiques et teinté d’une mélancolie propre à la Scandinavie. Je ne m’attendais pas à me prendre une telle claque, c’est sans doute la meilleure prestation d’Ereb Altor qu’il m’ait été donné de voir.

Thrall :

Il était temps d’aller voir ensuite Ereb Altor, dans un registre bien plus mélancolique. Le groupe délivre une sorte de Black Metal Viking, plutôt mid-tempo avec quelques accélérations, le tout en gardant un côté épique en fond. Un show au final plaisant, même si je ne suis pas un grand fan du groupe déjà sur album. L’occasion de siroter sa bière tout en bougeant la tête et en profitant d’un public déjà surchauffé par les concerts d’avant.

SETLIST : Valkyrian Fate / Vargtimman / Queen Of All Seas / En synd svart som sot / Vi är mörkret / Midsommarblot / The Last Step

Fée Verte :

J’ai découvert Ephemeral en première partie d’un concert de Munarheim il y a cinq ans à Würzburg. Encore sous l’emprise d’Ereb Altor, le contraste avec le folk acoustique des Allemands m’a fait un choc, et j’ai de ce fait décroché malheureusement assez rapidement. C’est dommage puisque de base, j’apprécie le groupe, mais le contexte n’allait pas en leur faveur.

SETLIST : Chrysalis / Floating / The Call / Ororerg / Skylarks / Ēarendel / The Cruel Sister / Disappear

Fée Verte :

Niveau attentes de cette édition, Skyforger était aussi dans le haut du panier me concernant, et pour cause, la première et dernière fois que j’ai vu le groupe, c’était au Hellfest en 2015 ! Imprégnés de leur culture balte, les Lettons interprètent un heavy/folk black metal rendu entraînant par les mélodies de la flûte et de la cornemuse. Le dernier album Teikas fut de loin le plus représenté, mais le groupe a occasionnellement fait un grand saut dans le passé avec un morceau tiré de son premier album, et même un issu de sa démo de 1997 ! Une fois encore une très bonne prestation qui se hisse parmi mes préférées du week-end !

Thrall :

Il est temps de parler de ma grosse claque du festival, avec Skyforger ! Je connaissais finalement assez peu et comptais les découvrir en live, et ce fut la meilleure idée de la journée. Les Baltes m’ont vraiment scotché, délivrant un Folk Metal teinté d’influences Heavy Metal et Thrash, et même Punk sur un ou deux titres bien plus rentre-dedans qui ont fait pogoter fort logiquement la fosse. Je vous raconte pas l’état de ma nuque après ce concert, tant les titres étaient punchy et entraînants ! La flûte venait accompagner certains morceaux, ce qui nous faisait sauter en prime. Avec leur dernier album majoritairement représenté dans la setlist, inutile de préciser que je me suis jeté dessus le soir même pour l’écouter !

SETLIST : Mālpils Purvs / Dieva Suns / Spēlmanis / Spīgana / Mājas Kungs / Rex Semigalliae / Svētbirzs / Kalējs Kala Debesīs / Melnais Jātnieks / Night of the Winter Solstice / Pelīte / Vecie Latvieši

Fée Verte :

Le festival touche bientôt à sa fin, mais il reste un groupe que j’attendais impatiemment. Elderwind venait dans le cadre de sa tournée européenne pour la première fois en France, et en férue de black atmo que je suis, je ne pouvais pas manquer cela. Les Sibériens nous enveloppent d’un voile de claviers scintillants, à la manière de Lustre, combinés à des accords de guitare épiques, mélodiques et prenants, bien que trop en retrait. Malheureusement, le guitariste a justement été victime d’un souci technique en cours de set, et le batteur a tenté de combler le vide avec ses solos pendant dix bonnes minutes. Même si cela a temporairement cassé le rythme, le groupe repart de plus belle le problème une fois résolu, et a clôturé le set en beauté sur mon morceau préféré, « Altay », issu du troisième album The Colder, The Night.

Thrall :

Après avoir fait un tour au marché médiéval et avoir mangé avec les copains un plat à la bonne franquette, il était temps d’aller voir une partie du concert d’Elderwind, formation russe officiant dans un Black Atmosphérique épique bigrement efficace. Alors que la nuit venait de tomber, ce type de style était parfait à écouter, qui plus est dans la pénombre de la salle de l’Abreuvoir. Le chant hurlé et possédé du chanteur donnait des frissons et les riffs m’ont vraiment donné envie de les découvrir plus.

SETLIST : Prospectors / The Relict / The Greatness of the Ancient / Cold in the Soul / The Approach of Spring / The Magic of Nature / Altay

Fée Verte :

J’ai préféré rester sur une bonne impression et j’ai regardé le début du concert de Songleikr de loin avant de rentrer au bercail. Side project de membres d’Heilung, le groupe officie dans une musique « Nordic folk » acoustique plus conventionnelle, toutefois entraînante et enjouée grâce à la présence de nombreux instruments traditionnels comme la flûte. Le peu que j’ai vu m’a donné envie de me pencher sur le dernier album du groupe, Fuglefolk, paru la veille du festival.

Thrall :

Ce week-end est passé très très vite car il est déjà temps de parler du dernier groupe, Songleikr, un side-project de deux membres de Heilung. Toujours acoustique, c’est le chant ainsi que des instruments traditionnels comme la flûte ou les percussions qui nous guident musicalement pendant cette dernière heure. Maria Franz, chanteuse de Heilung, y va de son humour entre les chansons, rendant la prestation très sympathique à regarder. C’était le concert idéal pour finir en douceur ce festival, de la même manière qu’il avait commencé avec l’artiste Cissy.

SETLIST : Tannlokk / Mann Og Mening / Jenta Ho Gjekk Seg / Elden melder / Ulvetime / Kunstner / Kysketsbeltet / Hei Skål / Ravnene / Friar Fra Nord / Svarvi / Arme jomfru / Hujen / Vi Flyr Hvor Vi Vil

Fée Verte :

Vient le temps des remerciements. Un grand merci à Marie et à toute l’équipe du Cernunnos pour leur confiance depuis toutes ces années, aux bénévoles, et bien sûr, aux groupes, troupes et artisans qui nous ont fait vivre des moments inoubliables. Vivement l’an prochain pour une nouvelle édition !

Thrall :

C’est l’heure de conclure ce live report avec quelques remerciements : Marie, toute son équipe, les bénévoles, les groupes et tous les artisans du marché médiéval qui nous font vivre chaque année un super festival ! On a hâte de revenir ! Longue vie au Cernunnos Pagan Festival !

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