Sojourner – Empires of Ash

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Il y a quelques mois, je découvrais un groupe originaire de Dunedin en Nouvelle-Zélande, et de Malmö en Suède (comme dit mon collègue Nidhogg, ça ne doit pas être évident pour les répéts). Je veux parler de Sojourner, quatuor composé d’Emilio Crespo (parolier et chanteur), Mike Lamb (guitariste, batteur, pianiste et claviériste), Chloe Bray (guitariste, flutiste et chanteuse), et de Mike Wilson (bassiste). Le groupe avait uniquement sorti un single à l’époque, du nom de Heritage of the Natural Realm. Il a suffi d’à peine dix minutes pour me convaincre que ce que j’avais écouté était fort prometteur, et il me tardait d’en entendre davantage sur un premier album. C’est ainsi qu’un an après la sortie du single, mon souhait a été exaucé avec l’album Empires of Ash, sorti chez le label italien Avantgarde Music.

« Sojourner » se traduit par « villégiateur », et il est vrai que dès les premières notes, Empires of Ash est une invitation au voyage, à la détente et à l’isolement. L’album commence sur le souffle du vent mêlé au tin whistle. Quand soudain, un chant black traînant se fait entendre, sur fond de blasts et de riffs aux sonorités très épiques. Et lorsqu’une flûte vient s’inviter à tout cela, le contraste entre vélocité et légèreté est tout simplement saisissant.

Le deuxième morceau, « Heritage of the Natural Realm », reste dans cette même veine. Et force est de constater que l’association black / folk / épique / atmosphérique fonctionne à merveille. « Merveille ». C’est bien le mot, lorsque l’on entend ce superbe duo flûte / piano, suivi d’un solo rapide de guitare combiné aux chœurs féminins légèrement en retrait.

Ce chant féminin justement, parlons-en. Personnellement, je suis souvent sceptique par rapport au chant féminin dans l’univers du metal. Chloe Bray est l’exception qui confirme la règle. Comment rester insensible face à cette voix d’ange, apaisante à souhait ? Bien que les vocaux black soient largement majoritaires, le chant de Chloe apporte un petit plus, un soupçon de légèreté supplémentaire. C’est dans « The Pale Host », morceau le plus court de l’album et pouvant faire office d’interlude, que l’on pourra savourer pleinement son timbre de voix empreint de mélancolie. A noter que ce morceau s’éloigne des frontières du metal, on a ici affaire à quelque chose de très ambiant / atmosphérique, avec pour seuls instruments la guitare acoustique, la flûte et les claviers.

Et soudain, le temps s’arrête, car vient le moment de « Homeward », le meilleur morceau de l’album à mon sens. Cette mélancolie dans le chant black et les riffs, ce contraste entre la voix traînante et les blasts, ce bridge flûte / piano suivi d’une légère accélération, ce duo entre Emilio et Chloe … Je vous le dis haut et fort, quand j’entends cette chanson, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles tellement c’est juste magnifique.

Si vous souhaitez vous faire une idée plus précise du style de Sojourner, plusieurs noms me sont venus à l’esprit lors de l’écoute de l’album : tout d’abord Summoning, notamment dans « Aeons of Valor » ; Saor et Windir également ; et enfin Angellore (moins connu certes, mais si Sojourner vous a conquis, Angellore devrait vous parler tout autant).

J’attendais ce premier album avec impatience, et vous l’aurez compris, je n’ai absolument pas été déçue. Trois mots suffiront à résumer Empires of Ash : « Violent, atmosphérique, beau ».

Fée Verte

9/10

Tracklist :

  1. Bound by Blood
  2. Heritage of the Natural Realm
  3. Aeons of Valor
  4. The Pale Host
  5. Homeward
  6. Trails of the Earth
  7. Empires of Ash

Sortie : 13/06/2016
http://sojournermetal.bandcamp.com/album/empires-of-ash
https://www.facebook.com/metalsojourner/?fref=ts

Une réflexion au sujet de « Sojourner – Empires of Ash »

  1. Un vrai chef d’oeuvre.
    +1 pour Homeward

    PS : Tu devrais également te pencher sur Land of the dead egalement de summoning.

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