Ragnarök Festival 2019 – Jour 2

Nous voici de nouveau sur les lieux pour cette deuxième et dernière journée de festival. Et la malédiction des annulations frappe encore, puisque XIV Dark Centuries a également été contraint d’annuler son concert car le guitariste était malade. Malgré cette nouvelle déception, le Ragnarök s’est montré réactif en invitant Gernotshagen comme groupe remplaçant. On apprendra également que Skeletonwitch pourra finalement se produire ce soir.

Comme hier, j’ai été gâtée, car cette nouvelle journée de concerts a aussi débuté avec le set d’un autre de mes groupes chouchous : Munarheim ! J’arrive sur place une bonne demi-heure avant le début du concert prévu à 12h, afin de me procurer en avant-première le vinyle du nouvel album du groupe, Willens & Frei, dont la sortie officielle est prévue pour le 3 mai. Une fois le précieux sésame récupéré, je patiente tranquillement à l’entrée. Une fois les portes ouvertes, je me précipite vers la barrière pour avoir une place de choix au premier rang.

Le groupe avait annoncé sur sa page Facebook que ce set mettrait à l’honneur les nouveaux morceaux, mais c’est avec « Stolzes Wesen Mensch », morceau du deuxième album du même nom que le set commence. Je remarque aussitôt que la flûtiste Ramona n’est pas présente (c’était le cas aussi pour le dernier Inglorious Night, et pour cause, la demoiselle attendait un heureux événement). Pascal rejoint les musiciens sur scène, et là, pour moi, c’est le bonheur. J’étais si heureuse de revoir mes chouchous cinq mois après leur concert à Coburg que j’avais le sourire jusqu’aux oreilles durant tout le set. Le set se poursuit avec « Dein ist der Tag », premier extrait du nouvel album, que je connais déjà par cœur (excepté pour les paroles, vu que l’allemand, c’est loin d’être mon fort). Lors de ce morceau, la flûtiste Sabine était encapuchonnée et portait un long manteau de fourrure, tandis que Pascal descendait de scène pour aller à la rencontre du public (aaaaaah, viens vers moi s’il te plait !!! Pardon, c’est l’émotion …). Oui j’étais émue, car ce nouveau morceau rend tellement bien en live, j’en avais les larmes aux yeux. A noter d’ailleurs que le son était vraiment très bon. Vient ensuite « Ruhelos », le petit classique du groupe, que je ne me lasse pas non plus d’entendre. J’ai ensuite le plaisir d’entendre pour la deuxième fois le morceau influencé « steampunk », « Weiße Rose », lors duquel Pascal est descendu de la scène une deuxième fois. Aaaaah arrêtez c’est trop beau, je vais encore pleurer ! On constate que le groupe alterne entre nouveaux et anciens morceaux, et après « Sehnsucht » extrait de Stolzes Wesen Mensch, Munarheim interprète « Vergebung », qui est initialement un morceau en duo avec Robse (Equilibrium). Etant donné que le chanteur était présent aujourd’hui avec son groupe Minas Morgul, je m’attendais à ce que celui-ci se joigne au groupe pour ce morceau, mais ce ne fut pas le cas. Cette fois, je n’ai vraiment pas pu retenir mes larmes, tant c’était épique, atmosphérique … bref, tout ce que j’aime. Après avoir crié en chœur « Liberté », le set s’achève sur « Mein Weg », un autre nouveau morceau, lors duquel Pascal retire sa chemise blanche pour se retrouver en marcel noir et se barbouiller la figure de sang, avant de s’écrouler complètement au sol. Ce fut une très belle manière de clôturer ce set (qui est passé bien trop vite, ai-je besoin de le préciser).

SETLIST : Stolzes Wesen Mensch / Dein ist der Tag / Ruhelos / Weiße Rose / Sehnsucht / Vergebung / Liberté / Mein Weg

Je voulais vraiment assister au set de Firtan, dans la mesure où leur deuxième album Okeanos sorti l’an dernier faisait ni plus ni moins partie de mes albums préférés de 2018. Malheureusement, je n’ai pu voir que le début du concert, car la signing session de Munarheim avait lieu en même temps. Le set commence par le morceau d’ouverture d’Okeanos qu’est “Seesang”. Excepté pour “Wogen der Trauer” extrait du premier album Niedergang, le set était entièrement consacré au dernier album (de quoi me faire regretter encore plus de ne pas avoir pu y assister dans son intégralité). Firtan se définit comme officiant dans le Black/Pagan, mais la musique du groupe est pleine de subtilités et celui-ci pioche ici et là dans des influences différentes (black atmosphérique, progressif, avant-gardiste, post-black …). Le groupe s’inspire en partie d’auteurs tels que Nietzsche et Lovecraft. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’introduction de « Tag Verweil » peut faire penser à celle de « Je ne suis pas fou » de The Great Old Ones. C’est après ce moment que j’ai dû quitter la salle pour aller à la rencontre de Munarheim.

SETLIST : Seegang / Tag Verweil / Nacht Verweil / Wogen der Trauer / Siebente letze Einsamkeit

Après l’instant « groupiasse », il était temps pour moi d’assister au concert de Dalriada, que je revoyais pour la deuxième fois depuis le Cernunnos Pagan Fest de 2017. La découverte fut si bonne en live, que je n’avais qu’une envie : revoir le groupe au plus vite. La formation hongroise était de passage au festival dans le cadre de sa tournée aux côtés d’Heidevolk et de Týr, et il s’agissait aujourd’hui de la dernière date de celle-ci.

Le groupe entre en scène, et tous les musiciens (deux guitaristes, un bassiste, un batteur et un claviériste) sont vêtus de tenues traditionnelles. Seule la chanteuse Laura porte une tenue plus dans l’air du temps (et plus sexy aussi). L’un des guitaristes partage le chant avec Laura, qui danse souvent en faisant tournoyer sa belle chevelure blonde. Le chant est très souvent clair, avec une touche heavy pour le guitariste/chanteur András, mais curieusement, cela ne me gêne aucunement, alors que d’habitude, trop de chant clair, cela peut avoir tendance à me lasser. Il faut dire que l’ensemble est si joyeux, entraînant, festif et épique, que je ne peux qu’apprécier. C’était même tellement convivial que j’ai pu apercevoir des parents venus avec leurs enfants au concert.

Sur scène, il n’y a pas d’instruments traditionnels à proprement parler (juste des samples de flûte et de violon par moments), mais les claviers et les paroles en hongrois participent tout de même beaucoup au côté folklorique. Comme je l’ai évoqué quelques lignes plus haut, bien que le Heavy/Folk Metal du groupe soit essentiellement festif, on peut relever ici et là quelques passages plus mélancoliques. Je disais également que le chant était en majorité clair, mais pour mon plus grand bonheur, Laura adoptait parfois un chant black. Une fois de plus, je suis impressionnée par la maîtrise du growl de la demoiselle.

On pouvait noter également une très belle cohésion de groupe, on sentait une réelle complicité entre chaque membre. Quant au public, celui-ci s’est montré on ne peut plus réceptif. Lors d’un morceau rapide, un circle pit s’est enclenché. Le groupe a conclu son set par l’incontournable « Hajdútánc », lors duquel une partie du public s’est assis en faisant mine de ramer. Quant à moi, je n’ai pas pu m’empêcher de verser une petite larme, alors que c’était loin d’être un morceau triste, mais le concert fut tellement bon que je n’ai pas pu la retenir.

SETLIST : Intro / Thury György Balladája 2. rész / Napom, fényes napom / Áldás / Ígéret / Kinizsi mulatsága / Komámasszon / Hajdútánc / Fele zivatar

Nous retrouvons à présent Ash of Ashes, né des cendres du groupe Hel. La formation allemande nous offre aujourd’hui son tout premier concert et nous présente donc son premier album Down the White Waters sorti l’an dernier. Sur scène, le groupe est composé de quatre membres : un chanteur/guitariste, un guitariste, un bassiste/chanteur et un batteur. On pouvait être assez surpris par le look du chanteur/guitariste avec sa tête de premier de la classe, mais ne faisons pas de considérations vestimentaires/capillaires, vu que le plus important, c’est quand même la musique.

Le groupe interprète un metal pagan épique qui fait clairement penser à Ereb Altor, à la différence que l’on peut relever par moments quelques mélodies folkloriques (samples de nickelharpa). Le chant clair est largement majoritaire, mais le bassiste apporte une dose d’agressivité supplémentaire lors de quelques passages en chant black. Un peu comme Ereb Altor finalement ! A l’instar de la formation suédoise, l’ambiance est très souvent mélancolique et épique à la fois. On pouvait noter par exemple dans l’un des morceaux une alternance très prononcée entre des phases atmosphériques en chant clair et des passages violents en chant black.

Pour un premier concert, le groupe s’est défendu honorablement, bien que l’on pouvait relever quelques moments de flottement entre certains morceaux, ce qui avait pour effet de faire perdre un peu de dynamisme au set. On sentait aussi que les musiciens n’étaient pas toujours complètement à l’aise, on ne pouvait pas dire que le chanteur/guitariste était le plus extraverti qui soit. Mais il faut faire preuve d’indulgence, pour un premier concert, cela peut se pardonner. Quoi qu’il en soit, la découverte fut bien bonne, et c’est tout ce qui importe !

SETLIST : Down the White Waters / Ash to Ash / Flames on the Horizon / Sea of Stones / In Chains / The Queen’s Lament / Wo die Tannen thronen (HEL)

N’ayant pas eu un sommeil des plus réparateurs, j’ai été prise d’un gros coup de fatigue vers les 15h. J’ai donc assisté aux trois concerts suivants depuis les gradins. Le premier de ces trois concerts est celui de Gernotshagen, qui pour rappel, remplace XIV Dark Centuries qui se sont trouvés au dernier moment dans l’impossibilité de se produire au festival. J’avais déjà vu la formation allemande à ce même festival lors de l’édition de 2016, mais un petit concert de « Thürigian Pagan/Black Metal », cela ne peut pas faire de mal !

Sur scène, le groupe est composé d’un chanteur, d’un claviériste, de deux guitaristes, d’un bassiste et d’un batteur. Dans une alternance entre chant clair, black et death, on peut relever un côté épique et atmosphérique situé à la croisée d’Equilibrium ère Sagas et Menhir.

SETLIST : Weltenbrand / Einherjer / Freyas schoss / Eisenwald / Thursenhain / Schlachtenbruder

Nous retrouvons ensuite un autre groupe d’ « Epic Black/Pagan » allemand qui est l’un des side-projects de Robse (Equilibrium). Il ne sera donc pas étonnant de retrouver des similitudes entre les deux groupes. J’avais également vu Minas Morgul au Ragnarök de 2016, et j’en avais gardé un bon souvenir. Quant à Robse, la dernière fois que j’ai eu l’occasion de le voir, c’était lors de l’Inglorious Night en octobre dernier avec son projet Black/Death Mallevs Maleficarvm. En toute honnêteté, je préfère de loin Minas Morgul, qui est à mon sens plus intéressant musicalement.

Robse est accompagné sur scène de deux guitaristes, d’un bassiste, d’un batteur et d’une claviériste. C’est cette dernière, Jen, qui a le plus attiré mon attention, car la demoiselle n’était pas dénuée d’énergie, headbanguant sans relâche tandis qu’elle jouait.

SETLIST : Intro / Scherben / Leben / TSO / Niedergang / Leere / Erinnerung / Blut und Eisen / Ära

J’ai fait un effort surhumain pour ne pas piquer du nez lors du concert de Mors Principium Est. Je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir le groupe de Death mélodique finlandais, et ce n’était absolument pas le moment de s’endormir.

Le set commence sur une introduction orchestrale épique, avec cinq petites minutes de retard. Les membres du groupe arrivent sur scène, on peut compter un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Malgré mon coup de barre, MPE m’a finalement redonné un petit coup de fouet, grâce à un Death mélodique énergique et épique, à la croisée de Kalmah et Dark Tranquillity. Les samples de claviers et les quelques petites touches électroniques me faisaient d’ailleurs parfois penser à ce dernier. Lors d’un morceau rapide, le chanteur réclamera un circle pit, et le public s’exécutera sans rechigner. Dans le dernier morceau, « Pure », on pourra entendre la voix de la chanteuse guest Maiju Tommila sous forme de samples.

Ayant déjà vu Eïs hier, j’ai sacrifié leur set d’aujourd’hui pour aller me reposer une petite heure. Après avoir suffisamment récupéré, je me mets en place pour le concert suivant, celui d’Heidevolk. Bien des choses se sont passées depuis la première et dernière fois que j’ai vu la formation néerlandaise en live, lors de sa tournée aux côtés de Finsterforst et Equilibrium en 2016. En effet, le groupe a sorti l’année dernière son sixième album Vuur van verzet (que j’avoue honteusement ne pas avoir écouté). Malgré ce léger handicap, cela ne m’a aucunement empêchée d’apprécier le set du groupe, bien au contraire ! A noter que cela faisait tout de même dix ans que le groupe n’était plus revenu au Ragnarök Festival (celui-ci promettra d’ailleurs à la fin du concert qu’il reviendra dans moins longtemps la prochaine fois) !

Pour combler le léger retard pris avec les deux sets précédents, on enchaîne directement avec celui d’Heidevolk. Sur scène, on retrouve les deux guitaristes, le bassiste/choriste, le batteur, et bien sûr, le duo emblématique formé par les deux chanteurs Lars et Jacco. Comme toujours, la dualité des voix fait toujours autant son petit effet. Dès le début du set, le groupe se montre très énergique, et tous les musiciens (sauf le batteur bien sûr) commenceront à sauter sur place sur le deuxième morceau, lors duquel on pourra profiter d’un passage typé Black épique suivi d’un solo. Le groupe enchaîne avec « A Wolf In My Heart », extrait de son dernier album. Vous le savez peut-être, il existe deux versions de ce morceau, une en anglais, et une en néerlandais. Heidevolk a retenu la première version pour le live, déjà parce que c’est la plus connue, et ensuite, parce que c’est quand même plus facile à chanter pour les non-néerlandophones. Et cela fonctionne à merveille, puisque le public reprend avec enthousiasme les paroles en chœur ! L’ambiance était d’ailleurs très bonne, il y a même eu quelques slams.

Le groupe nous offrira entre autres durant le concert un morceau quasiment a cappella, lors duquel les deux chanteurs étaient accompagnés par une batterie tribale. On pourra également entendre un vieux morceau du groupe datant de 2007 (si j’ai bien compris) et introduit par la flûte. Le groupe interprétera aussi un morceau plus rapide intitulé « Tiwaz » extrait du dernier album, et qui aura pour effet de provoquer un circle pit. Peu après, lors d’un morceau introduit par des samples de pluie, on profitera de « Ooooohoooooohoooooh » épiques, ainsi que de quelques touches de growl. C’est le moment de lever les cornes à boire ! Le set prendra fin avec un morceau à l’introduction a cappella et ses fameux « Haouh ! ».

Je n’ai pas souvenir d’avoir revu Arkona depuis sa tournée aux côtés de Metsatöll et Svartsot en 2015 (et oui, ça date !). J’avoue que je ne recherchais pas le groupe plus que ça ces dernières années, dans la mesure où je n’étais pas particulièrement fan des deux derniers albums Yav et Khram. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais je préfère vraiment la période plus festive de la formation russe. J’hésitais donc à assister au début du set, sachant qu’il serait davantage axé sur la période sombre du groupe, et finalement, par curiosité, j’y ai assisté dans son intégralité.

Le set commence dans une ambiance rituelle où Masha lance des incantations, à la manière de Nytt Land. La chanteuse porte d’ailleurs un haillon semblable à celui de Natalya « Krauka » Pakhalenko. Sur le devant de la scène au milieu, Masha fait gronder un tambour. Celle-ci chante souvent sur le ton d’une sorcière qui serait possédée. L’ambiance est si sombre que cela pourrait presque faire penser à Negură Bunget. Le côté folklorique demeure néanmoins bien présent, avec la flûte et la cornemuse prises en charge par un Vladimir très en forme également. Après une nouvelle incantation de Masha, les lumières s’éteignent, comme si elle avait soudainement disparu dans un nuage de fumée.

Les trois-quarts du set étaient donc axés sur les morceaux plus sombres de la discographie du groupe. Ce qui était intéressant, c’était la transition progressive vers le festif, entamée par le morceau « Goi Rode Goi ». Après une dernière incantation lors de « Zakliatie », le groupe conclut le set avec le combo incontournable « Stenka na Tenku / Yarilo » dont je ne me lasse jamais. Finalement, moi qui appréhendais ce concert, je ne me suis finalement pas ennuyée une seule seconde !

N’étant pas particulièrement fan de la musique de Týr, j’en ai donc profité pour aller manger.

Je retourne dans la salle pour le concert d’Ensiferum. Le set commence sur l’introduction du dernier album Two Paths, « Ajattomasta Unesta », et le groupe enchaîne avec le morceau « For Those About to Fight for Metal » extrait du même album. Je remarque qu’il n’y a plus de membre féminin accompagnant le reste du groupe à l’accordéon ou aux claviers. Certains fans pourraient préférer cette configuration-là car cela fait ressortir le côté bourrin du groupe, mais personnellement, j’apprécie une présence féminine qui apporte une certaine douceur et une variété supplémentaire. Quoi qu’il en soit, le groupe est toujours au top de sa forme, bien que je ne sois pas fan des deux derniers albums. Je pense d’ailleurs que le groupe a bien saisi que One Man Army et Two Paths étaient loin d’être les albums les plus inspirés de sa discographie, car il n’y avait pas tant de morceaux extraits de ces deux albums qui ont été interprétés ce soir. Au contraire, la setlist mettait plutôt à l’honneur les petits classiques du groupe, comme « Lai Lai Hei » et « Token of Time ». Comme d’habitude, le bassiste Sami est de loin le plus énergique et court partout, bien que le reste du groupe ne soit pas en reste. Le public est comme toujours très réceptif, les slams et les pogos ne connaissent aucune limite, et celui-ci reprendra en chœur « Lai Lai Hei » et le « Tatadada » de « Iron ». Le set prendra fin justement sur ce dernier, et Markus conclut en jouant de la guitare au-dessus de sa tête.

SETLIST : Ajattomasta Unesta / For Those About to Fight for Metal / Way of the Warrior / Lai Lai Hei / One More Magic Potion / From Afar / Token of Time / Two Paths / Two of Spades / Burning Leaves / Iron

Un dilemme s’est posé pour moi : le festival finirait-il pour moi sur le concert d’Ensiferum, ou aurais-je la force de tenir jusqu’à la fin ? Finalement, me disant que je n’arriverai très certainement pas à dormir à cause du bruit environnant, et voyant que je pouvais avoir une place au premier rang pour Dornenreich, j’ai décidé de prendre mon mal en patience et de rester jusqu’au bout. Je me suis donc assise et j’écoutais d’une oreille Skeletonwitch en attendant. De ce que j’ai pu en entendre, cela m’a paru pas trop mal, cela fera au moins un groupe à creuser en rentrant à la maison.

Dornenreich nous offre ce soir un concert électrique. On retrouve donc le trio « Eviga (chant/guitare) / Inve (violon) / Gilvan (batterie) » accompagné par le bassiste/choriste de session Eklatanz, également membre d’Heretoir. Eviga a toujours cette manie de marquer le rythme de son pied tandis qu’il joue. Et c’est quand même l’un des rares musiciens que je connaisse à applaudir le public à la fin de chaque morceau. Il se donne vraiment à fond, à tel point qu’il a toujours une serviette à proximité pour s’essuyer le front et le manche de sa guitare.

Dornenreich, c’est un peu l’incarnation de la nature, mais une nature en colère, tant la musique du groupe est à la fois complexe, torturée, mélancolique et épique. Pour résumer, on pourrait qualifier le style du groupe comme du Black/Folk avant-gardiste. Le violon prend souvent des sonorités néo-folk et parfois dissonantes. Les types de voix sont aussi variés que la musique en elle-même, avec une alternance entre chuchotements, chant black et chœurs. Bref, ce fut un très beau concert, très riche en émotions, et le festival s’achève ainsi en beauté pour ma part.

Un grand merci à l’équipe du festival pour la confiance qu’elle m’accorde depuis maintenant quatre ans, au plaisir de revenir l’année prochaine !

Fée Verte

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