Łysa Góra – Toi Hola

Lysa Gora

Aujourd’hui, direction la Pologne et les septuplés de Lysa Gora. Ne vous faites pas de fausses idées ce ne sont pas des frères et sœurs, ils sont juste sept. Fondé en 2012 à Varsovie cette jeune formation s’est entichée de la musique folk/trad saupoudrée de rock plus ou moins vénère, et comme bon nombre de groupe se trouvant plutôt sur la droite de la mappemonde, impossible d’avoir des lyrics en anglais ! Comme je ne m’abaisserais pas à la vulgaire traduction google, qui me donne du village metal quand je lui demande le style, et bien on en restera là en ce qui concerne le background !

Mais en ce qui concerne la musique et bien je suis plutôt indécis, mi-figue mi-raisin, comme ci comme ça, bref vous l’aurez compris y’a de bonnes intentions mais qui sont ternies par quelques couacs.

Du côté du bon on a une production vraiment propre avec une certaine mise en avant de la basse qui n’est pas pour déplaire comme sur Mateus ce qui apporte une sacrée rondeur au morceau. J’ai aussi trouvé la fin de l’album plus riche que le début. Est-ce parce qu’il s’y trouve des sonorités que j’aime entendre ? Je ne sais pas, n’empêche que les deux derniers titres ont une force de caractère bien supérieur au reste. L’avant dernier Idzie Zołnierz commence en une mélopée lancinante au violon suivie d’un profond chant masculin, que l’on entend pour la première fois, rattrapé par une batterie très martial. Puis ça s’énerve un peu à l’instrumentale pour accompagner un duo féminin / masculin plein de grandeur ! Et le dernier morceau Bogurodzica, bénéficie aussi d’une batterie martiale mais pour un esprit plus sacrée, car elle est vite couverte de chœur à la limite de la liturgie. Une lourde partie metal vient appuyer le martèlement des percussions et l’album se finit avec une grosse dose de solennité.

Malheureusement, l’atmosphère générale a freinée tout début d’excitation. J’ai rarement été transporté par les mélodies ou l’agressivité des parties metal. J’ai souvent eu le sentiment que Lysa Gora avait le cul entre deux chaises, qu’ils maniaient le style avec talent mais sans vraiment y croire. Et c’est con parce que du coup c’est comme si on avait un bon gros burger entre les doigts et qu’une fois soustrait d’une bouchée aucun gout ne se diffuse dans la bouche, et pourtant tout y est visuellement… Le premier titre par exemple, s’ouvre sur plus d’une minute de chœur purement slaves très évocateur qui laisse la place à une instru à la flute blafarde et un couplet pas plus enjoué. Le refrain réanime le tout faisant péter la disto et les percus pour retombé dans un second couplet à l’image du premier additionné d’une guitare funk ! Genre c’est pas cool, c’est totalement désappointant. Puis cette ligne de chant sur To I Hola… La première écoute m’a déstabilisée, la deuxième m’a amusée, et à la troisième j’ai décidé que c’était objectivement pas la meilleur manière de mettre en avant sa voix. Je vous laisse vous faire une idée mais globalement ça donne un rendu à mi-chemin entre un enfant tête à claque et une mamie gâteuse.

 

On ressort donc de cette album avec un sentiment partagé, Lysa Gora nous propose un folk rock / metal slave passe partout duquel on pourra retenir un ou deux titres dans nos playlists, mais rarement l’envie pressante de se replonger cœur et âmes dans leur musique. Dommage.

 

Grymauch

NOTE : 6/10

Tracklist :

01. Zoriuszka
02. Oracz
03. Toi Hola
04. Mateus
05. Matulu Moja
06. Lipka
07. Lietila Zozula
08. Unda
09. Idzie Zotnierz
10. Bogurodzica

Sortie : 15 juillet 2015

Lien du groupe : Facebook, Site Officiel.

 

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