Fleshgod Apocalypse / Carach Angren / Nightland

Trois jours après le passage d’Insomnium à Paris, retour au Petit Bain pour une nouvelle date d’Access Live, de metal extrême symphonique cette fois-ci, avec en tête d’affiche Fleshgod Apocalypse, accompagnés de Carach Angren et de Nightland.
Ce sont ces derniers qui ouvrent les hostilités sur les coups de 19h15. Nightland est un quartet originaire de Pesaro en Italie, composé du chanteur/guitariste Ludovico Cioffi, du guitariste Filippo Scrima, du bassiste Brendan Paolini, et du batteur Filippo Cicoria. Le groupe a été créé en 2007 et officiait initialement dans le folk/death/power metal, puis a récemment pris un tournant death symphonique avec le premier album sorti en 2015, Obsession. La ressemblance avec leurs grands-frères de Fleshgod Apocalypse est d’ailleurs manifeste. Nightland est un groupe au potentiel certain, qui a éveillé mon attention et qui mérite d’être réécouté plus attentivement sur album, car la qualité du son laissait à désirer. Une très bonne découverte néanmoins !

SETLIST NIGHTLAND : -Intro / Dreamless Life / A.R.E.S. / Obsession / Icarus / Alpha et Omega / (new song) / Last Dance of a Treacherous Mind

Aaaaah Carach Angren !!! La première et dernière fois qu’il m’avait été donner de les « voir », c’était au Hellfest 2015 … sur écran géant. Autant dire que ça ne compte pas vraiment. J’avais loupé le dernier passage du groupe dans la capitale en 2013, et voici enfin l’occasion de me rattraper.
L’intro du dernier album This is not a Fairy Tale retentit, suivie de « There’s no place like home ». Dès le début du set, Carach Angren nous projette dans un véritable spectacle, entre théâtre et film d’épouvante. Les claviers arborant un crâne sont sur pied articulé, Ardek joue tout en faisant des gestes saccadés. Le chanteur est loin d’être en reste également, c’est une vraie pile électrique qui ressemble aussi à un pantin désarticulé, tant dans sa gestuelle que dans sa manière de chanter. Même les tenues de scène en imposent, tant au niveau des costumes que des corpse paints. Seregor prend l’apparence d’un aristocrate revenu d’entre les morts et portera même un masque horrifique et une couronne. Chose rare à signaler pour un groupe de black, c’était bien surprenant que le chanteur demande au public de faire un wall-of-death !

S’il fallait reprocher quelque chose à ce set, ce serait surtout des claviers trop peu audibles, et qui avaient par conséquent tendance à rendre les morceaux trop linéaires. A titre personnel, je regrette également qu’un seul titre du premier album Lammendam ait été joué (« The Carriage Wheel Murder » en l’occurrence). Un petit « Haunting Echoes From the Seventeenth Century » n’aurait par exemple pas été de refus … Néanmoins, ce concert devrait figurer parmi l’un des plus mémorables que j’aie pu voir jusqu’à présent !

SETLIST CARACH ANGREN : Once Upon a Time… / There’s No Place Like Home / Lingering in an Imprint Haunting / Departure Towards a Nautical Curse / Spectral Infantry Battalions / Bitte Tötet Mich / When Crows Tick on Windows / Sir John / The Carriage Wheel Murder / Killed and Served by the Devil / Bloodstains on the Captain’s Log

C’est sur l’introduction du dernier album de Fleshgod Apocalypse, King, que la chanteuse lyrique accompagnant le groupe arrive sur scène. Vêtue de sa robe d’opéra et de son masque, elle tient un sceptre en main, qu’elle utilise pour marquer le rythme. Les autres musiciens la rejoignent sur « In Aeternum ». Entre les costumes, le piano droit et le chant lyrique, on aurait presque l’impression d’être à l’opéra ! Dès le début du show, le public a bien joué le jeu en reprenant en chœur les refrains (il en sera de même pour « The Violation »).

Tout comme pour Carach Angren, la mise en scène a une grande importance pour le groupe. Lorsque le chanteur Tommaso Riccardi prend la parole, le public devine quel morceau va suivre. Par exemple, avec son discours sur la perfection (« Cold as Perfection »), ou encore son ami masque qu’il nous présente (« The Fool »). Ce qui fait plaisir à voir, c’est que la chanteuse lyrique n’est pas reléguée au second plan. Au contraire, celle-ci vient souvent rejoindre Tommaso sur le devant de la scène, pour se tourner autour lors des quelques duos.

Vous pouvez le constater, nous avons eu droit ce soir aux morceaux les plus emblématiques et efficaces des Italiens, qu’ils soient rapides et bourrins (« The Violation »), ou plus traînants et pesants (« Gravity »), pour le plus grand plaisir de nos écoutilles et de nos cervicales. Nous avons même eu la très bonne surprise d’entendre « In Honour of Reason », issue du premier album Oracles.

O que ce show fut décoiffant, ô comme je m’en souviendrai encore longtemps !

SETLIST FLESHGOD APOCALYPSE : Marche Royale / In Aeternum / Healing Through War / Pathfinder / Cold as Perfection / The Violation / Prologue / Epilogue / Gravity / The Fool / The Egoism / Syphilis / Encore: In Honour of Reason / The Forsaking

Fée Verte

Photos  par Gaël Hervé au Ferrailleur de Nantes

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