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Ragnard Rock Festival 2015

JEUDI

Dès les premières heures du matin, quelques milliers de vikings étaient fin prêts à mettre les voiles en direction de leur terre promise répondant au nom de Simandre-sur-Suran, petite bourgade de l’Ain située à une vingtaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse.

Grymauch et moi-même avons levé l’ancre aux alentours de 9h. Plus les heures passent, plus la chaleur se fait écrasante. Bien que le séjour ait été agrémenté de fort plaisantes surprises, il semble que la prophétie du Ragnarök se soit bel et bien réalisée, quelques premiers déboires semblant présager un cataclysme imminent. Les vikings n’étant pas habitués aux fortes chaleurs, nous nous sommes sans plus attendre rafraîchis dans l’onde salvatrice du Suran. Lorsque soudain, l’appel du ventre et du gorgeon déshydraté se fait entendre. De ce fait, réunion au sommet pour un apéro dînatoire. Les festivités ont malheureusement dû être écourtées car la nuit tombant, nous constatons qu’il n’y a aucun éclairage sur le camping. Ça m’apprendra à ne pas prévoir de loupiote … Chacun rejoint donc sa hutte, histoire d’être d’attaque pour le lendemain. Continuer la lecture de Ragnard Rock Festival 2015

Munarheim – Stolzes Wesen Mensch

MunarheimDésolée d’avoir mis du temps à sortir cette chronique, j’étais trop occupée à écouter l’album en question en boucle ! Lorsque j’ai écouté un extrait de Stolzes Wesen Mensch pour la première fois, je n’avais pas encore réalisé que je détenais une pépite entre mes mains. Je devais vraiment ne pas être dans mon état normal … Car lorsque j’ai écouté l’album en entier deux semaines plus tard, mon avis fut tout autre, et laissez moi vous expliquer pourquoi.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, permettez moi de vous présenter Munarheim. Le groupe a été formé en 2007 à Coburg en Allemagne et vu le nombre de membres qui le composent, il y a de fortes chances pour que ça fasse du grabuge ! Il s’agit en effet d’un septette formé du chanteur Pascal Pfannenschmidt, de trois guitaristes, Sebastian Braun, Helge Pohl et Christophe Witter, du batteur Wolfgang Mehringer, du bassiste Julius Heymann, et de la flutiste Ramona Müller. Les Bavarois ont déjà une discographie respectable vu leur petite notoriété, avec leurs deux démos Märe vom abgesang der welt et … Und der wing sang respectivement sorties en 2008 et 2009, l’EP Liberté, et un premier album sorti l’année dernière, Nacht und Stürme werden Licht. Et les revoilà un peu plus d’un an plus tard avec leur deuxième album Stolzes Wesen Mensch (pour les non-germanophones, cela se traduit par « une personne fière », et Munarheim a de quoi l’être …). Continuer la lecture de Munarheim – Stolzes Wesen Mensch

Mark Knopfler – Zénith de Paris. 02/06/2015

Ce mardi 2 juin 2015, je l’attendais vraiment avec impatience. Ce soir, c’est un personnage emblématique du rock des années 80 qui nous fait l’honneur de se produire au Zénith de Paris. Mesdames et messieurs, le seul, l’unique, j’ai nommé Mark Knopfler ! Hein, qui ça ? Mais si, vous le connaissez forcément, l’auteur/compositeur, chanteur et guitariste d’un des plus grands groupes de rock. Dire Straits, cela vous dit quelque chose tout de même ? Ouf, me voilà rassurée. Bref, l’homme tranquille du rock’n’roll est de retour, et après l’avoir raté lors de son passage à Bercy le 26 juin 2013, il était hors de question pour moi de passer à côté une deuxième fois ! Dès la sortie du métro le plus proche, je commence à regarder autour de moi de quoi ont l’air les autres personnes qui se rendent au concert. Sans surprise, il y a comme un écart de générations, pour le coup, je me sens bien jeune (enfin, je ne suis pas bien vieille non plus, donc encore plus que d’habitude) à côté de ces gens que je situerais majoritairement entre la trentaine et la soixantaine. Par conséquent, concert assis oblige, cela ne m’était plus arrivé depuis deux ans. Je m’assois donc à la place qui m’était attribuée, priant de toutes mes forces pour que Mark Knopfler joue quelques morceaux de Dire Straits. Étonnamment, pas de première partie annoncée sur le billet, ça sera la surprise.P1140075

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Aethyr – Towards the Realm of Nothingness

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N’ayez crainte, nous ne nous éloignons pas de notre ligne éditoriale : il existe déjà en Russie un groupe répondant au nom d’Aethyr, officiant dans un registre black, doom, sludge et drone. Mais c’est d’un autre Aethyr dont il est question ici, originaire de la contrée plus ensoleillée qu’est l’Espagne. Le groupe a été formé l’année dernière à Valence et se compose de six membres : Mike Wrathchild au chant et à la guitare lead, assisté par Kevin à la guitare rythmique, Xas à la basse, Gruber à la batterie, ainsi que Suizo et Victoria aux claviers. Aucun coup d’essai du style EP ou démo, Aethyr se jette directement à l’eau avec un premier album auto-produit, Towards the Realm of Nothingness. Continuer la lecture de Aethyr – Towards the Realm of Nothingness

Lustre – Blossom

11La claque. Voici l’effet que m’a inspiré le dernier album en date de Lustre, Blossom. Depuis 2008, Nachtzeit ne cesse de nous enchanter de par son black metal atmosphérique et ambiant. En un rien de temps, la discographie de ce projet unipersonnel suédois s’est montrée florissante, avec pas moins de quatre EP, trois splits, une démo, un single, une compilation, et enfin cinq full-lengths à son actif. Continuer la lecture de Lustre – Blossom

Zaria – Po poti življenja

01 - Cover Po poti ºivljenja

Aaaaah la Slovénie et ses superbes … En fait c’est là que l’on réalise que pour caricaturer, tout ce que cette douce et lointaine contrée nous évoque, c’est un certain festival caché en pleine nature entre monts et rivières slovènes. Nous ne savons que trop peu que la Slovénie est une terre d’histoires, de traditions, et c’est ce que le groupe Zaria tient à nous faire prendre conscience.

Seuls ceux qui ont eu le courage de parcourir les quelques mille kilomètres qui nous séparent de Tolmin l’été dernier peuvent avoir déjà entendu parler de ce sextette créé en 2011 au cœur de la Slovénie, non loin de sa capitale, Ljubljana. Soucieux de créer un folk metal original, le groupe puise son inspiration dans d’autres genres, notamment l’épique et le symphonique, donnant ainsi un savant mélange entre Nightwish, Epica, Ensiferum, et j’en passe et des meilleurs. Afin de renforcer le côté authentique et « bien de chez eux », toutes les paroles sont chantées en slovène. Et comme cela n’était déjà pas suffisant pour que le groupe ne se démarque, ce n’est pas un chanteur, mais la chanteuse et flutiste Inez Osina qui nous délivre ces contes locaux. Pour la soutenir dans cette noble tâche, Miha Merc (guitare rythmique), Nika Kos (batterie), Rok Ražman (basse), Jakob Konda (guitare lead) et Gašper Pesek (claviers) viennent l’accompagner.

Après avoir sorti un premier EP de quatre titres en mars 2013, Sij obzorja (Glow of the Horizon), produit par DYZ Sonic Temple Studio, le groupe travaille l’année suivante sur son premier album, Po poti življenja (Upon the Trail of Life), au studio Rojas. Continuer la lecture de Zaria – Po poti življenja