Cruadalach – Rebel Against Me

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Basé en République Tchèque, on ne peut pas dire que Cruadalach ait fait un boucan énorme avec la sortie de son deuxième album en janvier dernier, Rebel Against Me. Pourtant, le groupe mérite un tant soit peu le coup d’oreille. Pratiquant un Folk Metal aux rythmiques festives et aux airs entraînants, allant plus lorgner du côté des allemands d’In Extremo, la formation a clairement l’ambition cette année d’attirer enfin l’attention des fans.

Partant cette fois-ci sur une thématique quelque peu différente du reste de leurs productions, Rebel Against Me est un message d’amour et de paix en ce début d’année. Le groupe dénoncera ainsi dans cet album les conflits actuels en représentant une colombe dessinée avec de multiples types d’armes (grenades, pistolets…). Histoire de pouvoir affirmer à tous que danser, boire ou faire l’amour sont des activités qui méritent d’être encouragées dans ce monde de brutes !

Après une première chanson quelque peu brouillonne et aux transitions pas forcément très cohérentes, notamment lors des apparitions des interludes au violon, Cruadalach remettra les pendules à l’heure avec « Shiva World Dance Party ». Un refrain festif, des rythmiques rentre-dedans sentant bon le In Extremo, des choeurs qui font mouche. D’ailleurs, dans cet album, Cruadalach mettra énormément en avant les guitares, peu techniques mais ultra-efficaces et directes. Les instruments traditionnels, de leur côté, surferont sur les accords saturés afin d’apporter le côté dansant de leur musique.

A l’image de « Shiva World Dance Party », les guitares auront ainsi leurs petits moments de gloire sur des compositions plutôt énervées comme « Satyros », « Life-Worshipping Bastards », « Wolves At The Gates » et « Rebel Against Me » mais aussi sur des chansons moins énergiques comme « Karma To Burn » et « Stuff That Matters ». La voix hurlée du chanteur se révélera d’ailleurs à ces moments-là, sans être toutefois transcendante. Du growl aurait été le bienvenu sur cet album, même si la présence de différents choeurs sur certains morceaux était une superbe idée de la part du groupe.

Les instruments traditionnels seront également de la partie et donneront à certains morceaux une dimension émotionnelle plus forte : le très ambiant « The Astralnaut », aux choeurs masculins aériens et au violon très présent, l’instrumental « Zemie Niczyje » ou encore le très arkonien « Satyros » qui, malgré ses guitares agressives, dispose de choeurs féminins et de passages à la flûte tout juste magnifiques.

Les morceaux seront assez simples à digérer, l’album ne faisant que 40 minutes. Cruadalach ira droit au but dans chacune de ses chansons, même les plus atmosphériques, et ne tentera pas de développer telle ou telle ambiance. Cependant, le contenu de ce Rebel Against Me a le mérite d’être efficace très rapidement et de sonner tout de suite juste aux oreilles des folkeux. Certains pourront penser que les tchèques pratiquent une musique trop simple à leur goût mais d’autres, comme moi, prendront cet album comme un très bon divertissement et un bon moyen de foutre l’ambiance chez des potes.

Un album bien sympatoche de la part de Cruadalach mais peut-être encore trop light pour pouvoir prétendre à plus de notoriété ! A voir pour la prochaine fois, donc !

Thrall

NOTE : 7/10

Tracklist :

  1. Revolt Without A Name
  2. Shiva World Dance Party
  3. Stuff That Matters
  4. Earth Café
  5. Rebel Against Me
  6. Wolves At The Gates
  7. Life-Worshipping Bastards
  8. Satyros
  9. Karma To Burn
  10. The Astralnaut
  11. Zemie Niczyje

Sortie : 17 janvier 2015

Lien du groupe : Site Officiel, Facebook

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