
A peine remise du concert de The Sidh la veille dans le Val d’Oise, j’enchaîne dimanche 22 mars avec Feuerschwanz à Paris. J’arrive une demi-heure avant l’ouverture des portes, et je suis profondément choquée par la file d’attente qui partait de l’Élysée Montmartre et qui s’étendait à une centaine de mètres, à tel point que j’avais beaucoup plus de visibilité sur le Sacré-Cœur que sur l’entrée de la salle. J’abandonne l’idée du premier rang, même si finalement, une fois à l’intérieur, il n’y avait pas tant de monde que cela devant. Je préfère m’installer plus en retrait, du côté de l’ingé son.
Resté à l’état de projet studio pendant une dizaine d’années, Miracle of Sound a donné ses premiers concerts l’an dernier, dont un à Paris en tant que tête d’affiche. Le chanteur/compositeur/producteur irlandais Gavin Dunne, à l’initiative du projet, a beaucoup œuvré pour l’univers du jeu vidéo, et cela se ressent dans ses compositions, allant du metal épique orchestral/symphonique au dark folk, en passant par les chants de marins. Le musicien puise également son inspiration dans les séries TV et le cinéma, et plus largement dans la pop culture. Ainsi, le groupe nous fait voyager à travers ses morceaux « folkisants », entre les mondes celtique, pirate et viking. Dans un esprit fédérateur, le public chantait en chœur, à l’unisson avec le groupe, notamment lors des hymnes « Skål » et « Valhalla Calling ».
SETLIST : Deceiver / Gráinne Mhaol, Queen of Pirates / Ode to Fury / Sirona / All as One / Whatever Comes Our Way / Skål / Beneath the Black Flag / Valhalla Calling
Il est temps pour l’Élysée Montmartre de se transformer en « knightclub » ! Un an et demi après leur premier passage à Paris, les Teutons délurés de Feuerschwanz sont de retour pour présenter leur nouvel album paru l’été dernier. Avec leur humour caractéristique (et leur conception très particulière du romantisme), les Allemands ont mis une sacrée ambiance grâce à leur folk metal épique et dansant mené par les mélodies entraînantes du violon, de la flûte et de la cornemuse. Pogos en pagaille, quelques walls of death et circle pits, le public était gonflé à bloc et chantait en chœur, se baissait puis sautait, faisait tourner les t-shirts et tapaient dans des gros ballons gonflables. Les deux danseuses, membres du groupe à part entière, dynamisaient le set, telles des pom-pom girls valkyries. Du Seigneur des Anneaux à Game of Thrones, en passant par des hymnes vikings épiques, l’univers de Feuerschwanz est fortement ancré dans l’heroic/fantasy.
Moi qui désespérais d’être loin de la scène, j’ai tout de même été consolée le temps d’un medley acoustique lors duquel les deux chanteurs et la violoniste se sont éclipsés devant l’ingé son. Suite à un solo de batterie, puis un combo guitare/batterie, deux carnyx ont magistralement fait leur entrée.
La reprise tant attendue de « Dragostea din tei » semble marquer la fin du set, les membres du groupe remettent leurs lunettes de soleil, les lumières sont aux couleurs du drapeau moldave, et une des deux danseuses, Yennefer, se laisse porter par le public sur un bateau gonflable. Le groupe revient finalement sur scène pour un rappel de trois morceaux, et après une heure quarante-cinq de show, le groupe nous salue sur leur reprise de « Gangnam Style ».
SETLIST : Drunken Dragon / SGFRD Dragonslayer / Memento Mori / Untot im Drachenboot / Knightclub / Bastard von Asgard / Name der Rose / Ultima Nocte / Schubsetanz / Kampfzwerg / Testament / Berzerkermode / Sam The Brave / Metfest/Hurra Hurra die Pest ist da/Name der Rose/Das niemals endende Gelage / They’re Taking the Hobbits to Isengard / Metnotstand im Märchenland / Die Hörner hoch / Dragostea din tei // Valhalla / Rohirrim / Das Elfte Gebot







