Terhenetär – Metsänhenkien Tanssi

Aujourd’hui, direction la Finlande, plus précisément à Mikkeli avec Terhenetär, dont le nom renvoie à la déesse du brouillard dans le Kalevala (épopée antique de la Finlande écrite au XIXème siècle par Elias Lönnrot, sur la base de poésies populaires de la mythologie finnoise transmises oralement). Bien que formé depuis déjà dix ans, le groupe nous reste encore bien méconnu, et c’est bien pourquoi je compte vous le faire découvrir.

Terhenetär prend la forme d’un sextet, composé de Joona Rautiainen (chant, guitare, flûte à bec, tin whistle, guimbarde), Saku Heimonen (guitare, chœurs), Iivo Pietiäinen (basse), Joonas Pulkkinen (batterie), Elias Pulkkinen (claviers, violon, chœurs), et Opri Pietiäinen (kantele : instrument à cordes pincées traditionnel de Finlande). Une démo sort en 2009, suivie cinq ans plus tard du premier EP Korven Kosto. C’est en ce début d’année que le groupe nous livre un nouvel EP autoproduit, Metsänhenkien Tanssi.

L’EP comprend trois titres : le morceau d’ouverture, « Iku-Turso », est divisé en deux parties, ‘Aaltojen Alla’ et ‘Veden Valtias’. Le second, du même nom que l’EP, est quant à lui composé de trois parties, ‘Hämärän Mailla’, ‘Varjot Tanssivat’ et ‘Metsänpeitto’. Seul le dernier, « Surumieli, Varjosielu », ne comporte pas plusieurs parties.

‘Aaltojen Alla’ fait office d’introduction et débute sur le bruit du ruissellement de l’eau, le cri des oiseaux. Le tin whistle fait savoir qu’il est là, bien que très discret pour l’instant. Tout parait calme et reposant, l’ambiance est sereine. Puis les claviers et la guitare acoustique font leur entrée, et les chœurs se font entendre. Une intro qui rappelle immédiatement celles que ferait Moonsorrow. Soudain, un chant black, soutenu par les chœurs, accompagnés par des claviers épiques.

De par son aspect plus rentre-dedans, des riffs bien sombres mêlés à des claviers épico-symphoniques et un chant black agressif, la seconde partie du morceau, ‘Veden Valtias’, fait quant à elle davantage songer au penchant festif de Moonsorrow, je veux bien sûr parler de Finntroll. Ce seront d’ailleurs les deux points de comparaison principaux tout au long de l’EP. Le petit plus par rapport à ces deux groupes, c’est la présence de véritables instruments traditionnels en complément des claviers.

« Metsänhenkien Tanssi » débute de façon plus entraînante avec des claviers et des riffs finntrolliens. Le chant de Joona rappelle aussi définitivement celui de Vreth. Les chœurs se joignent à cette voix black, et font ainsi basculer Terhenetär du côté de Moonsorrow. Le milieu du morceau joue un rôle d’interlude, et pose dans un premier temps une ambiance mystérieuse instaurée par des bruits de pas, le croassement des corbeaux, sur fond de tin whistle. ‘Varjot Tanssivat’ démarre ainsi en acoustique, et l’on devine quelques chuchotements sur une douce mélodie des claviers. Là encore, du Moonsorrow à l’état pur. La dernière partie sera comme la première, avec des sonorités essentiellement finntrolliennes, mais les chœurs apporteront à l’ambiance festive un côté plus épique.

Le dernier titre, « Surumieli, Varjosielu », nous fait par contre sans cesse penser à Moonsorrow, et ce, dès l’introduction : une douce mélodie à la guitare acoustique, soutenue par les percussions, puis un violon mélancolique et des claviers. Un hurlement nous réveille, et c’est parti pour plusieurs minutes de pur black épique. Le bridge guitares/claviers nous entraîne dans une danse folle, et c’est le kantele qui vient calmer le jeu, avant une dernière envolée des guitares.

Bien que Terhenetär ait encore du mal à se démarquer de ses principales influences, le groupe nous offre un EP bien sympathique, aux compositions bien ficelées et qui respirent l’authenticité. Un groupe à surveiller de très près !

Fée Verte

7.5/10

Tracklist :

  1. Aaltojen Alla
  2. Veden Valtias
  3. Hämärän Mailla
  4. Varjot Tanssivat
  5. Metsänpeitto
  6. Surumieli, Varjosielu

Sortie le 13/01/2017

Liens du groupe :

https://www.facebook.com/terhenetar/?fref=ts
https://terhenetar.bandcamp.com/

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