Steelfest 2019

Du 16 au 19 mai se déroulait le Steelfest à Hyvinkää en Finlande. Voyant cette superbe affiche je me suis dit, qu’il était temps de retourner au pays des lacs, cette fois-ci pas dans un but touristique, mais pour un festival de black metal dont la renommée ne fait que grandir d’année en année. Laissez-moi vous conter mon périple.

Tout commence dans l’avion à l’aéroport Paris Charles de Gaulle le jeudi matin, à peine installé à mon siège je vois une grosse dizaine de personnes habillées en noir, avec des t-shirts de groupes, des vestes à patch, ou tout simplement des bonnes dégaines de metalleux. Aucun doute possible, je suis dans le bon avion. Mes voisins se rendaient justement au Steelfest, et ce n’était pas leur première édition, j’ai pu grappiller quelques informations comme par exemple que les burgers valent le coup, ou encore qu’il y a 2 scènes, une à l’intérieur dans un immense hangar, et l’autre en extérieur. Un repas dans l’avion histoire de pas perdre du temps à l’atterrissage, une Karhu (bière finlandaise) pour se mettre dans le bain, et un vol sans encombre jusqu’à Helsinki.

Un Français, un Ecossais et un Autrichien sont sur le quai de gare … Ça ressemble au début d’une mauvaise blague, mais non ce sont simplement 3 festivaliers qui prennent le train ensemble pour se rendre d’Helsinki à Hyvinkää en ayant un changement à Tikkurila et qui ne comprennent rien à l’affichage des trains dans cette bourgade. Heureusement un Finlandais a pu nous renseigner et nous finissons donc par prendre le bon train et arriver à destination.

Nos chemins se séparent à ce moment, chacun se dirige vers son hôtel. Pour ma part j’avais réservé un Air b’n’b pour le premier soir à 25 minutes à pied environ du bar où se déroulait la pre-party. Le temps de faire une sieste, de prendre une douche, et de me préparer, il était désormais l’heure de se mettre en route pour le Crafters.

Steelfest Pre-Party

Le Crafters est un bar pouvant accueillir peut-être 200 personnes à vue de nez, cette première soirée s’annonçait donc en comité réduit, j’ai été ravi d’acheter le billet à temps, je ne voulais pas manquer les deux groupes présents ce soir, à savoir Kalmankantaja et Havukruunu, des groupes finlandais que j’apprécie énormément sur album.

L’ouverture des hostilités se fait donc par Kalmankantaja, groupe de black atmosphérique. Une intro se fait entendre et ça commence très bien, on est happé par la mélancolie environnante. Le premier morceau commence, mais malheureusement un problème technique survient, le groupe doit recommencer ce morceau, ce qui a complètement cassé l’ambiance posée par l’introduction. Malgré ceci la performance du groupe est tout à fait honorable, les morceaux choisis sont adaptés au live et le public est satisfait. Le groupe venant de sortir son nouvel album Kaski a pioché quelques morceaux dans celui-ci, mais aussi dans son précédent album Routamaa, et quelques autres que je ne saurai resitué dans sa discographie déjà bien fournie.


C’est au tour de mes chouchous de Havukruunu de monter sur scène. Cette formation est une des raisons qui m’a poussé à prendre ma place et faire le voyage depuis l’hexagone ; en effet leur black pagan m’a conquis par sa profondeur et son efficacité, c’est même très rapidement devenu un de mes groupes favoris.

Passons à leur set. Celui-ci débute avec l’excellent premier morceau de leur album Kelle Surut Soi qui est une parfaite mise en bouche. Plusieurs chansons de cet album sont jouées, mais ils n’oublient pas de jouer des pistes de Havulinnaan et de leur EP Rautaa Ja Tulta. Une merveilleuse surprise nous attendait durant le concert, le groupe joue un extrait de son prochain album, et laissez-moi vous dire que c’est du lourd, très bien composé et accrocheur à souhait, que du bon ! Légère déception du public (et je les rejoins) qui réclamait désespérément la chanson “Verikuu“, celle-ci passe malheureusement à la trappe. Quoi qu’il en soit, bien que Havukruunu soit un groupe encore très jeune, ils méritent qu’on leur accorde une attention particulière, leur performance de cette soirée me l’a confirmé.

Une fois la pre-party finie j’ai eu la possibilité d’aller festoyer avec d’autres festivaliers qui venaient de Lituanie, du Bresil, du Québec ou encore des Etats-Unis, mais j’ai opté pour la solution sage de rentrer me reposer afin d’être en forme pour les deux jours de concerts et de beuveries à venir.

Steelfest Jour 1

Mon Air Bnb étant une petite maison disposant d’un sauna, il aurait été complètement stupide de ma part de ne pas en profiter. Le vendredi matin débute donc avec un très bon moment de détente où j’élimine les nombreuses toxines dans mon corps. Une fois celui-ci fini, je me prépare et me mets en route pour le centre commercial. Etant donné qu’il est possible de rentrer une seule fois dans le festival au cours d’une journée, il valait mieux manger avant et prévoir quelques provisions. Une fois ravitaillé, je sympathise avec un groupe composé d’Allemands et de Français qui attendent également l’ouverture des portes de l’école où nous sommes hébergés. Celle-ci n’ouvrant qu’à 15h, nous manquons les premiers groupes à savoir Disciples of the Void, Advent Sorrow et Myrkskog.

A peine entré dans l’enceinte du festival, je vais faire mon repérage des lieux importants (les scènes, les buvettes, les toilettes, les stands de bouffe, les stands de merch,…). Puis, me souvenant qu’il y avait du merchandising officiel, je cours aux stands avant que les stocks ne disparaissent. Là malheureusement se trouvait un monde fou, j’arrive à me faufiler pour atteindre rapidement le devant. Ceci dit, cela n’a pas suffi, j’ai dû attendre plus d’une heure car le stand manquait cruellement de bénévoles, et que les 2 qui s’occupaient des clients étaient globalement des mollusques. C’était sans compter sur le fait qu’ils parlaient aux gens aléatoirement au lieu de se tenir à une logique linéaire, et en plus celui de notre côté comprenait très très peu l’anglais, un cauchemar. Heureusement, dès que tout le merch fût exposé, d’autres bénévoles sont venus en renfort pour faire accélérer les choses. Je repars avec 3 t-shirts, 2 de Kroda (dont celui du Steelfest) et le t-shirt de Monarque qui avait un super design. J’entends au loin le set de Trollheim’s Grott, ça ne semble pas me passionner.

Mon premier concert du festival est donc celui des Français de Arkhon Infaustus. Ne connaissant pas le groupe je reste pour un ou deux morceaux, mais je ne suis pas du tout convaincu par leur black death, c’était un groupe visiblement attendu par le public, mais je n’ai pas accroché à leurs compositions, et encore moins au son qui pour le coup ne les mettait pas en valeur. Une bonne surprise en revanche est la présence d’écrans géants sur les côtés de la scène qui permet de voir les concerts même de loin, vraiment appréciable.
Je vais donc me chercher une bière (7€ la pinte, je me suis dit ça va, mais en fait non, elle est absolument infecte, que ce soit la première ou la 6ème de la journée, une des déceptions du festival), et je me dirige ensuite vers la scène indoor.

A l’intérieur, le hangar est immense. De longues tables sont posées pour les gens désirant profiter des concerts assis, et il y a la présence d’une buvette, c’est vraiment bien pensé.
Je me rapproche de la scène pour le set de Antimateria qui va bientôt commencer. Je ne connaissais le groupe que de nom. Ceux-ci proposent un black atmosphérique très cosmique et super accrocheur, c’est bien ficelé, et ça m’a pris aux tripes. Le jeu de lumière participe grandement à l’immersion, et les écrans géants présents aussi à l’intérieur permettent de voir des détails qu’on n’aurait pu manquer autrement, et ce sous plusieurs points de vue différents. En tout cas, la performance des Finlandais est au top, et c’est une excellente découverte que je fais là, groupe à réécouter et à revoir !

Antimateria

Le concert suivant est le groupe Evil, et je dois avouer que je n’en garde aucun souvenir. Leur show ne m’a pas marqué, j’ai probablement dû me poser dans l’herbe (voire faire une sieste?) à ce moment-là.

J’étais ceci dit bien plus attentif pour la formation suivante. Il s’agissait de Monarque, groupe de black metal tout droit venu du Québec. J’avais eu l’occasion de les voir lors du Ragnard Rock 2016, à l’époque sans connaître le groupe, la performance était déjà honorable. Quand on connait la discographie, le show prend toutefois une toute autre ampleur. Ils savent allier une certaine noirceur avec une certaine beauté et élégance. Le chanteur occupe parfaitement la scène et on se prend au jeu sans sourciller. Un très bon concert de la part de nos frères venus du froid.

Monarque

Le groupe suivant n’est autre que le légendaire Seigneur Voland, groupe français qui a splitté en 2002 mais s’est reformé pour plusieurs lives, dont le Steelfest cette année. C’est un show très attendu par le public et le groupe livre une belle performance. On peut ressentir clairement la patte des années 1990 dans leur musique, le tout porté par une bonne présence scénique.

Seigneur Voland

Le prochain groupe est également un de ceux que j’attendais beaucoup, puisqu’il s’agit du groupe de black symphonique Vargrav. Les Finlandais ont sorti il y a peu de temps leur deuxième album Reign in Supreme Darkness, qui est une pièce maîtresse dans le genre, ce qui n’a fait qu’accentuer ma hype de les voir. Et quelle belle prestation ! Une ambiance mystique, des nappes de claviers très puissantes (en même temps, quand on sait que c’est Trollhorn derrière l’instrument, on peut être sûr que ça va être gargantuesque), et une setlist aux petits oignons. Vraiment un excellent concert, et un groupe à surveiller.

Vargrav

Je vais probablement me faire taper dessus pour le prochain groupe, mais c’est la deuxième fois que je les vois en live, et à chaque fois je m’emmerde royalement. Ce groupe-ci n’est autre que Belphegor. Alors, j’admets la performance est bien exécutée, il y a un effort visuel etc. Malgré tout ça, c’est un groupe qui ne m’intéresse simplement pas ; je ne ressens ni colère, ni envie de headbang, ni tristesse, ni … rien en fait, c’est le néant et le plat total. Ceux avec qui j’ai discuté de la journée ont mentionné Belphegor dans leurs tops concerts, j’imagine donc que le “soucis” vient de moi ici.

Belphegor

S’ensuit le concert de Horna, groupe finlandais formé en 1993 avec une discographie longue comme le bras. Ne connaissant pas le groupe avant le show, je me laisse la découverte sur place. Je n’accroche pas à toutes les chansons, mais certaines sont vraiment excellentes, et on peut ressentir l’expérience scénique du groupe. Une belle prestation à retenir, peut-être plus appréciable en étant familier avec la discographie du groupe.

Le prochain concert est l’un des rares groupes de death metal présents pour le festival. Il s’agit des Américains de Immolation, groupe de légende formé en 1988. Bien que pas fan des compos, j’apprécie tout de même le show, par leur performance scénique qui est impeccable, on sent que le groupe tourne depuis de nombreuses années. C’est un groupe à voir au moins une fois dans sa vie je pense.

Immolation

Le groupe choisi pour clôturer cette première journée est Mysticum, du black industriel venu de Norvège. C’est encore un groupe découverte pour ma part. Premier choc en arrivant le groupe n”a pas de batteur, ils ne font qu’utiliser des samples de batterie. Quand on entend leurs chansons on peut comprendre pourquoi, ça va vite, très très vite même. Et ça doit être également être un choix pour rendre un peu l’ensemble moins organique, moins humain j’imagine. En soi c’est bien fait, et le jeu de lumières et les images diffusées en fond sont envoûtantes, mais la fatigue se fait ressentir et à cette heure-là ça fait plus mal au crâne qu’autre chose. Je décide donc d’aller me reposer, et d’aller participer à la symphonie de ronflements dans le gymnase de l’école.

Mysticum

Steelfest Jour 2

Après une nuit de sommeil à même le sol, je me réveille donc dans le fameux gymnase. La vue ressemble presque à une scène post apocalyptique, avec tout le monde qui dort encore par terre, c’est assez particulier. Une fois la préparation effectuée, direction le centre commercial pour un snack rapide afin d’être au festival dès l’ouverture des portes. C’est chose réussie, et j’ai donc du temps pour aller explorer les différents stands de merch. Je suis plutôt sage et me cantonne à 3 CD’s, un t-shirt et un pendentif Mjöllnir.

Les concerts débutent avec Morgal, du black metal bien pêchu qui pose l’ambiance d’une deuxième journée qui s’annonce encore plus épique que la première.

Morgal

Direction la scène outdoor pour la deuxième performance de la journée avec les Finlandais de …and Oceans. La setlist et la prestation sont tout à fait respectables, globalement très orientées black symphonique. Par contre, leur prestation visuelle m’a retourné le cerveau, ça devenait difficile de se concentrer sur la musique. Déjà le chanteur arborait fièrement un corpse paint couleur moutarde, c’était perturbant. Et quand un homme est arrivé sur scène vêtu d’une robe avec un trou volontaire au niveau de l’entrejambe et qu’il fait mine de se tripoter pendant les 3 dernières chansons, c’est plutôt…particulier ? C’est pour sûr un show qu’il est difficile d’oublier.

…and Oceans

A l’intérieur, le set des Québécois de Délétère commence, je ne connaissais le groupe que de nom, mais vu le nombre de personnes m’en ayant parlé j’avais hâte de découvrir ça. C’est le genre de performance bien plus adaptée à l’indoor, du moins en pleine journée, car les lumières permettent une immersion totale. Le groupe livre une belle prestation, tous occupent bien la scène et les compos sont très prenantes, une excellente découverte, une fois encore!

Délétère

Je sors ensuite écouter 2/3 chansons de Aeternus pour me faire une idée. Le groupe produit un black death plutôt old school, c’est loin d’être mauvais, mais loin d’être un coup de cœur. Je me balade donc autour de la buvette à ce moment-là, pour me diriger assez rapidement à l’intérieur où un groupe que j’attendais allait jouer.

Ce groupe n’est autre que Totalselfhatred, groupe de black dépressif venu de Finlande. En écoutant leur musique, on ne peut s’empêcher d’être comme asphyxié (mais dans le bon sens du terme) et submergé d’émotions diverses, allant de la tristesse à la colère, en passant par la contemplation. C’est pour moi une performance très réussie. J’appréciais le groupe en album, leur show live m’a définitivement confirmé la qualité de la formation. Un excellent moment.

Totalselfhatred

A l’extérieur, c’est au tour des Anglais de Grave Miasma de venir fouler la scène. C’était un groupe relativement attendu. Leur black death est plutôt rentre-dedans et leur prestation est honorable mais je n’arrive pas à accrocher complètement. Cela doit être dû au show précédent, ainsi qu’au suivant qui était dans ma liste à voir absolument.

Grave Miasma

C’est avec impatience que je me dirige à l’intérieur où allait débuter le spectacle de Gaahls Wyrd, projet solo de l’ancien chanteur de Gorgoroth et God Seed. Durant tout le set c’est clairement ce dernier qui est à l’honneur. La musique est tantôt envoûtante, tantôt agressive, et est sublimée par la voix impressionnante de Gaahl qui est, pour moi, un des meilleurs vocalistes dans le milieu du black metal. Il est nécessaire également de parler de la présence du bonhomme, son calme et sa façon de parler sont glaciaux et impressionnants. Un excellent concert, où le temps semble s’arrêter afin de nous transcender vers un monde éthéré.

Gaahls Wyrd

Je vais ensuite voir ce qui se passe dehors avec Deiphago. Un autre groupe inconnu au bataillon. Autant vous dire que je ne suis pas resté longtemps, j’ai trouvé ça sans aucun intérêt, pour moi le pire concert du festival. Leur musique partait dans tous les sens, sans le moindre point d’accroche, avec “Satan” comme parole beaucoup trop récurrente. Une catastrophe. Vite direction l’intérieur, je tiens à être devant pour le prochain groupe.

La prochaine formation provient d’Ukraine, et c’est une des raisons principales de ma venue au Steelfest. Il s’agit de Kroda. C’est la troisième fois que je les vois, et c’est un groupe qui ne déçoit jamais, que ce soit en album ou en live. Les Ukrainiens arrivent sur scène dans des tenues travaillées, et posent d’emblée une ambiance mystique voire chamanique. Le chanteur est bien sûr toujours une masse de muscles dégageant un charisme extrême, celui-ci n’hésite pas à faire participer le public. Le seul reproche qui me vient en tête, c’est que 45 min c’est bien trop court, le groupe possède tellement de morceaux cultes éparpillés dans tous ses albums, qu’il faudrait bien une demi-heure de plus pour en profiter pleinement. La setlist se termine par l’excellente chanson “Heil Ragnarok!” qui est complètement dingue en live. Bien que ce morceau soit une conclusion parfaite, le public en redemande, malheureusement, le set est fini.

Kroda

Le groupe suivant, je l’ai déjà vu au Cernunnos 2018, et sa musique ne m’a jamais passionné, il s’agit de Einherjer. J’en profite donc pour aller goûter un hamburger avec quelques frites. Ne sachant pas lire le finnois, je me retrouve à choisir au hasard le burger en question, et je suis tombé sur un truc bien trop épicé. Vu le nombre de non Finlandais, une traduction des aliments en anglais aurait été appréciable. Pour en revenir au concert, je me pose dans l’herbe pour en profiter tout de même via les écrans géants. Bien que je n’accroche pas aux compos du groupe, la setlist est taillée pour le live, et on sent qu’ils ont une expérience scénique non négligeable, avec une excellente communication avec le public. Le groupe finit par son traditionnel “Ironbound” qui est sa marque de fabrique de fin de concert. Ce n’est pas un groupe que j’irais voir volontairement, mais un groupe qui ne me dérange absolument pas le temps d’un festival et qui a le mérite de se donner à fond sur scène.

Appréciant le prochain groupe en album, j’étais curieux de voir ce que ça pouvait donner en live. Je me dirige donc vers la scène indoor pour assister au set du groupe de black mélodique suédois Naglfar. Leur musique incisive et catchy fait inévitablement bouger les cervicales. Le chanteur (qui au passage a l’air possédé) se balade d’un bout à l’autre de la scène sans relâche, et n’hésite pas à faire des signes à des spectateurs. Le show passe extrêmement vite, et fait l’effet d’un rouleau compresseur, un coup réussi pour les Suédois.

C’est ensuite le groupe de death Asphyx qui occupe la scène outdoor. C’est appréciable, mais ça ne casse pas trois palmes à un ornithorynque. Je décide donc d’utiliser ce temps pour faire une sieste dans l’herbe, et je ne suis visiblement pas le seul…(cf : photo)

Asphyx

Je vais ensuite voir le prochain groupe, Odium. Il s’agit d’un groupe de black symphonique venu de Norvège, avec un line-up tout particulier vu que ceux-ci jouent avec 2 claviéristes. Visuellement c’est beau, musicalement ça a aussi l’air beau, mais je ne sais pas pourquoi, le son était bien trop fort lors de ce concert. Même avec des bouchons d’oreilles c’est insupportable. Migraine imminente, je décide de partir au milieu de la deuxième chanson. C’est bien dommage, l’univers du groupe semblait me parler.

Odium

Le groupe suivant est bien connu car il existe depuis 1988, ce sont les Américains de Vital Remains. Première fois que je vois le groupe en live, et je ne suis pas déçu. Les titres joués sont sombres à souhait, et offensifs comme il faut. Le chanteur encourage les walls of death , circle pit et autre joyeusetés remplies de violence. Celui-ci descend même dans le public afin de participer, c’est ce que j’appelle de la dévotion. L’ensemble du show est carré et prenant. La mise en scène sur le dernier morceau avec le crâne de bélier qui déverse le sang sur le visage du chanteur pose une atmosphère bien glauque, et clôture parfaitement leur set.

Vital Remains

La prochaine formation est bien connue puisqu’il s’agit de Nargaroth. Deuxième fois que je les vois, cette fois-ci en connaissant davantage la discographie. A peine arrivé, les têtes de cochons plantées sur des pics posent le cadre. C’est malheureusement un groupe que je trouve très mitigé, que ce soit en album ou en concert. En effet, je ne supporte pas leur période “krieg”, alors que les morceaux plus atmosphériques ou épiques comme on peut trouver sur Spectral Visions of Mental Warfare ou encore Era of Threnody sont pour moi des masterpieces. Malheureusement c’est une majorité de morceaux “krieg” qui sont joués ce soir-là, à l’exception d’un ou deux titres. Dommage.

Nargaroth

L’avant-dernier groupe pour ce soir est Mgła. Cela fait maintenant bien longtemps que j’entends parler de ce groupe, mais je n’avais jamais pris le temps d’écouter auparavant, je me réservais la surprise pour le concert. La nuit est enfin pleinement tombée sur Hyvinkää, rendant l’atmosphère propice à ce dernier show en extérieur. Pour rappel Mgła en polonais signifie “brouillard”, autant vous dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte avec la fumée, et c’est tant mieux. Entre ça et le côté mystérieux du groupe qui se présente devant nous bien sûr vêtus de capuches comme à leur habitude, les conditions sont parfaites pour profiter du spectacle. Le groupe joue 9 titres, tous bien choisis, dont 5 d’entre eux issus de leur album Exercises in Futility. Quoi qu’il en soit, les morceaux s’enchaînent sans encombre et font bouger la tête qu’on le veuille ou non. Une certaine mélancolie s’en dégage également. C’est un très bon concert, et pour moi celui qui clôture le Steelfest.

Mgła

Etant donné que je n’ai pas le moindre intérêt pour Marduk, j’ai décidé de simplement zapper le concert. Je suis donc à ce moment-là rentré à l’école pour deux petites heures de sommeil. A 3h, le réveil sonne, je range mes affaires et me dirige vers la gare de Hyvinkää. J’ai de la chance je n’ai qu’une demi-heure à attendre avant le premier train qui me permettra d’entamer mon voyage retour. Au revoir Steelfest, au revoir Finlande, peut-être à l’année prochaine.

Conclusion

Je vais, comme à mon habitude, commencer par le négatif sur le festival.
L’hébergement proposé avec les “budget traveler tickets” dépannait certes et le système de vestiaire était au point, mais le fait que l’école où on logeait était disponible qu’à 15h on a manqué des groupes à cause de ça. De plus sur place les conditions pour dormir n’étaient pas optimales, je resterai à un hôtel ou à un Air Bnb si j’y retourne.
Autre chose m’ayant dérangé était le son très aléatoire sur certains groupes en terme de qualité ou de volume. Le stand de merch n’était pas au point, donc choisir des bénévoles plus dynamiques et ayant un meilleur niveau d’anglais serait bénéfique pour les années suivantes.
Sur les stands de nourriture une traduction en anglais serait également cool, mon estomac se souvient encore du burger que j’ai pris aléatoirement.
Enfin, et point pour moi très important, la bière. Payer 7€ pour cette horreur ce n’est pas humain. Si la bière avait été bonne je n’aurais pas eu le moindre souci à débourser ce prix mais là, ça avait un goût de pisse. Heureusement qu’elles étaient servies fraîches.

Passons maintenant au positif .
Premièrement le line-up était assez incroyable, je me suis régalé musicalement sur les 3 jours. 
Les groupes se donnent tous à fond pour produire la meilleure performance possible, et c’est appréciable, ça veut dire que le festival commence à avoir une certaine renommée. 
Ensuite la présence d’écrans géants était très appréciable pour profiter de chaque concert quelle que soit la distance où on se trouve. 
Le cadre est chouette, que ce soit la scène extérieure comme la scène indoor, tout est bien agencé, et on a de la place, on peut bouger sans rentrer dans quelqu’un toutes les secondes. 
Il y avait un choix décent niveau nourriture, des options pour les omnivores comme pour les végétariens (voir les végans). 
L’ambiance était aussi satisfaisante, la grande majorité des festivaliers avaient une attitude correcte et il est facile de faire des rencontres sympathiques, notamment entre non Finlandais.

Malgré les quelques désagréments mentionnés au-dessus, j’ai passé un excellent festival, et il y a de grandes chances que je revienne l’an prochain, et peut-être même que ça deviendra un festival de référence pour moi. Kiitos Steelfest !

Quelques groupes que j’aimerais voir lors de prochaines éditions : Kampfar / Moonsorrow / Satyricon / Nokturnal Mortum / Bornholm / Stormlord / Dark Seal / Cân Bardd / Selvans / Nornir / All My Sins / Vindland / Claret Ash / Istapp / Drudkh / Bergrizen / Drunemeton / None / Forteresse / Aorlhac / Aara / Darkenhöld / Impaled Nazarene / Goatmoon / Nazrak /…

 

Thårinkü

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