Powerwolf – The Sacrament of Sin

Hallelujah ! Ils reviennent ! Le groupe de power metal allemand emmené par les iconiques Greywolf viennent de publier il y a quelques jours seulement leur septième album.

Préparez vos hosties : la messe va démarrer !

Quelques mots sur Powerwolf :

Powerwolf est un groupe de power metal allemand formé en 2003 par Charles et Matthew Greywolf (de leurs vrais noms David Vogt et Benjamin Buss). C’est lors d’un voyage en Roumanie qu’ils font la connaissance de Karsten Brill, passionné de légendes roumaines, qui deviendra le chanteur sous le nom d’Attila Dorn. Powerwolf est né.

En 2005, ils signent un contrat avec Metal Blade Records, ce qui leur permet de sortir leur premier album “Return in Bloodred” la même année. Après trois autres albums, ils quittent ce label pour signer avec Napalm Records en 2012.

Après “Preachers of the Night” et “Blessed and Possessed”, ils viennent de sortir “The Sacrament of Sin” que nous allons étudier maintenant…

L’album :

Powerwolf fait partie de ces groupes pour lesquels la même critique revient à chaque fois : c’est toujours la même chose.

Effectivement, on peut se demander pourquoi faut-il changer une recette qui gagne. Mais il faut tout de même nuancer son propos et cet album en est la preuve.

L’album démarre avec “Fire and Forgive” sur les sons des cloches des églises et des chants liturgiques, suivis aussitôt par les cordes donnant tout de suite un caractère émotionnel. Avec la voix puissante d’Attila qui enchaîne derrière, aucun doute n’est possible : c’est bien Powerwolf. Et c’est parti pour du gros son aux influences slaves comme on connaît chez le groupe.

Mais ici, ce qui est très frappant et du jamais vu, c’est une utilisation plus accrue des claviers. On était habitué à entendre seulement des gros riffs de guitare avec les orgues d’église (qui sont d’ailleurs de véritables orgues enregistrés en France, dans une église à Thionville !) et c’est tout. Mais là, on passe à tout autre chose. Ici, les chœurs liturgiques, accompagnés par des cordes, sont plus présents (comme on peut entendre pour “Nightside of Siberia” ou bien “Stossgebet”) et donnent un côté plus religieux, voire plus émotionnel. On a vraiment cette impression de voyager au Moyen-âge, au temps où il valait mieux prier Dieu que l’abjurer.

La surprise est encore grande quand on se rend compte qu’en fait, le côté épique est grandement assumé. On dirait qu’un véritable orchestre joue avec le groupe, comme pour “Nighttime Rebel”, “Fist by Fist” ou bien “Killers with the Cross”, pour lesquels on comprend bien le rôle primordial d’Attila d’user de sa voix puissante. On a l’habitude de l’entendre sur des titres dynamiques, mais moins sur des ballades, comme pour “Where the Wild Wolves Have Gone”, dans l’intro au piano est tout simplement inédite dans l’histoire du groupe.

En bref, on l’a compris : cet album est de loin le plus varié de sa discographie. On retrouve un Powerwolf plus mature, plus introspectif et qui explore de nouveaux horizons, faits de loups-garou, de vampires et prêtres fous. On peut l’affirmer : cet album est leur meilleur opus à ce jour. Certains titres devraient faire des ravages en concert…Alors, la messe est vraiment dite ?

Communio Lupatum (Édition Deluxe) :

Dans l’édition Deluxe, alors que le groupe reprenait des chansons diverses pour son précédent album (“Blessed and Possessed”), le concept est ici inversé : dix “various artists” se sont joints au concept “Communio Lupatum” pour reprendre dix classiques de Powerwolf. D’habitude, je fuis les disques de reprises, puisqu’ils n’apportent rien aux originaux. Là, je suis étonné, car c’est bien foutu ! On a des invités logiques (Battle Beast, Epica, Saltatio Mortis, Kadavar…), mais on a également les plus inattendus comme Heaven Shall Burn, Amaranthe, Mille Petrozza (Kreator), Caliban…Et même Eluveitie ! Oui, vous avez bien lu ! 😀

Entendre du Powerwolf en version rock médiéval, folk metal, deathcore, thrash metal, heavy metal, etc…c’est très surprenant et nous font découvrir les chansons sous un nouveau jour. Cela vaut le détour !

Note : 10/10

Tracklist :

  1. Fire and Forgive
  2. Demons Are a Girl’s Best Friend
  3. Killers with the Cross
  4. Incense and Iron
  5. Where the Wild Wolves Have Gone
  6. Stossgebet
  7. Nightside of Siberia
  8. The Sacrament of Sin
  9. Venom of Venus
  10. Nighttime Rebel
  11. Fist by Fist (Sacralize or Strike)

Extrait de l’album :

Une réflexion sur « Powerwolf – The Sacrament of Sin »

Laisser un commentaire