Evadne / Hamferd / Clouds @ From dusk till doom 4

En ce weekend du 6 octobre 2018, Axoria a fait le déplacement en Belgique près de Liège pour aller passer une petite soirée spéciale Doom métal en compagnie de Evadne, Hamferd et Clouds !

Le festival From Dusk Till Doom 4e edition se déroulait le weekend dernier au centre culturel de Saint Georges sur Meuse. Ma première grande surprise est que le festival qui comptait au total 7 groupes parfaitement représentatifs du genre a été loin de faire salle comble. C’est donc dans une salle assez clairsemée que je vais assister aux représentations des 3 groupes têtes d’affiches de la journée, à savoir les espagnols d’Evadne, les féroïens de Hamferd, et le groupe international Clouds qui clôturait ce festival.

Evadne

Evadne est un groupe originaire de Valence en Espagne, et qui produit un doom métal mélodique particulièrement puissant. Je découvre ce groupe à l’occasion, et j’ai été incroyablement surpris. Les mélodies magnifiques au piano associées à la puissance des guitares, ainsi que l’alternance d’un growl qui ferait se réveiller les morts avec du chant clair masculin m’ont fait frissonner tout au long de la représentation. Bien qu’il n’y ait pas de violons, ce groupe a réussi à me faire ressentir de véritables émotions fortes et ce fut une véritable révélation pour moi en cette soirée, au point de m’en faire dévaliser le stand de merch en achetant les 4 albums d’un coup, que j’écoute en boucle depuis ! A conseiller à tous les amateurs de métal mélodique !!

Hamferd

Hamferd est un groupe venu des îles Féroé, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on aurait aisément deviné les origines nordiques rien qu’au physique des différents membres. Habillés de costumes vestons et cravates impeccables, tous les membres de ce groupe produisent un doom métal très lent et sombre. Tant musicalement que vocalement, les morceaux sont exécutés de manière parfaitement irréprochables. Le rythme extrêmement lent associé aux claviers et au chant masculin qu’il soit clair ou growlé rend une ambiance très pesante et lourde dans ce contexte. Cela crée même parfois sur certains morceaux une sensation de lassitude et de mélodie qui ne se termine jamais. J’ai légèrement moins apprécié ce groupe que le précédent, cela n’enlève cependant rien à la qualité musicale et vocale du groupe qui a été parfaite tout au long du concert.

Clouds

C’est donc Clouds, un groupe international de doom métal atmosphérique, qui va clôturer la soirée de fort belle manière. On retrouve un line up et par conséquent une setlist assez différente du précédent concert auquel j’avais assisté en février. Seuls Gogo Melone (Aeonian Sorrow) et Pim Blankenstein ont fait le déplacement. A noter également le remplacement du violoniste Chris par Irina Movileanu, qui renforce la présence roumaine dans le groupe, avec désormais 4 membres originaires de ce pays.

Dès les premières notes de We went so silent, l’émotion est déjà portée à son paroxysme, et je me retrouve surpris à être déjà submergé de larmes dès la fin de ce premier morceau. Les titres suivants rencontrent malheureusement quelques petits soucis techniques au niveau des réglages son m’empêchant de bien profiter de tout le potentiel et de l’émotion qu’offrent ces morceaux. A mon plus grand regret, la voix pourtant magnifique de Gogo Melone n’a été que très faiblement entendue lors du morceau qu’elle a interprété.

Ces petits désagréments n’ont cependant pas duré, et ont ensuite été résolus pour le morceau interprété par Pim Blankenstein. Puis pour la première fois sur scène a été joué le tout dernier morceau sorti qui sera extrait du nouvel album éponyme : Dor. Ce titre m’a procuré une grande émotion et l’on ressent véritablement toute la détresse et le désespoir dans la chant de Daniel Neagoe, le leader du groupe. S’en est suivi une petite surprise, où Jon Aldara, chanteur de Hamferd, a été invité sur scène pour interpréter If these walls could speak, qu’il a parfaitement exécuté, avec une maîtrise du chant sans faute, et retranscrivant à merveille les émotions que m’inspirent ce titre. Enfin, How I can be there clôture de manière plutôt triste ce festival From Dusk Till Doom 4.

Setlist : We went so silent, Nothing but a name, When I’m gone, Heaven was blind to my grief, The forever sleep, Dor, If these walls could speak, How can I be there

Un grand merci à l’organisation de ce festival qui a été d’un grand professionnalisme avec un accueil et un service parfait dans la sympathie et la bonne humeur. Un grand regret que si peu de personnes aient fait le déplacement pour ce festival qui mériterait d’être davantage connu, et dont l’affiche autant que l’organisation étaient pourtant d’une grande qualité dans une ambiance si agréable.

 

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