Erang – King of Nothing, Slave to No One

C’est un genre musical encore peu, voire pas du tout évoqué sur les webzines. Et pourtant, il est temps d’y prêter attention, en particulier lorsque nous avons affaire à Erang et son dernier album « King of Nothing, Slave to No One »…

 

Quelques mots sur l’artiste :

Erang est un compositeur français de Dungeon Synth (genre que nous allons étudier plus loin). On sait peu de choses sur lui, si ce n’est qu’il conserve un anonymat comme nous pouvons le voir sur sa photo officielle : Actif depuis 2012, ses influences sont essentiellement puisées dans l’univers fantasy, que ce soit dans les films (Willow, Conan,…), les bouquins (en particulier ceux de l’incontournable Tolkien), les jeux de rôle, etc. Son nom vient de…lui, comme étant une « partie de lui ».

Si vous souhaitez en savoir plus sur lui, ainsi que sa manière de composer, je ne peux que vous conseiller de lire cette interview intéressante (probablement une des seules dispo en français !) réalisée par nos confrères de Scholomance Webzine : Interview Erang

Cet album, « King of Nothing, Slave to No One » est son quatorzième opus, sorti en janvier dernier.

L’album :

Déjà, nous allons d’abord commencer par répondre à la question : qu’est-ce que le dungeon synth ?

C’est un genre qui est né dans les années 90 en Norvège, sur la scène black metal. Plusieurs artistes sont considérés comme des « pères fondateurs », à savoir Varg Vikernes (Burzum), Wongraven (Satyricon), etc…L’idée de base était de créer des mélodies incorporées dans les intros, outros ou dans les chansons afin que ça crée une ambiance atmosphérique.

Ainsi, le dungeon synth se caractérise par l’utilisation de synthés, avec un arrangement tel qu’on se sent directement transporté dans des temps immémoriaux, dans le monde où l’artiste veut nous emmener.

C’est bien ce qu’il se produit chez Erang. Tout débute avec « King of Nothing », sur une voix rocailleuse semblant venir de quelque monde fantastique avant que les cuivres et la clarinette ne prenne le dessus. C’est là que nous pouvons détecter la première caractéristique du dungeon synth : son côté reposant. Bien que quelques titres ont une dimension épique par l’utilisation des percussions et des cuivres (« A New Magic arises from the Steppes of Kolm », « Where Gold of Stars will Glow »…), il faut néanmoins souligner le fait que ça reste modéré et donc relaxant. Si l’on compare à d’autres instrumentaux épiques, comme par exemple ceux chez Luca Turilli’s Rhapsody, il est clair que ce n’est pas du tout la même chose…;)

Puis, les arrangements et sonorités proposés sont très variés, puisque nous passons aisément d’une ambiance à l’autre sans problème. Dans l’ensemble, cela peut paraître assez mélancolique, du fait notamment de la lenteur des rythmes (« Within the Sand Palace of Amang », « The Mayoo Woods Mystery », « True Alchemy », « Slave to No One »…). Mais on se surprend à écouter quelques titres rapides, au ton plutôt joyeux, comme « Day of the Troll » (avec ses cordes en pizzicato). Au final, aucun titre ne se ressemble et c’est un point positif à noter.

En conclusion, que retenir ? Erang semble plutôt connu aux États-Unis, mais moins en France. Ainsi, il est grand temps que son pays natal se penche sur ce travail réalisé avec qualité et dont la mission atmosphérique a été amplement remplie. Le dungeon synth n’est donc pas un genre musical disparu, puisqu’Erang est là pour le soutenir. A suivre de près…

Note : 8/10

Tracklist :

  1. King of Nothing
  2. A New Magic Arises from the Steppes of Kolm
  3. Day of the Troll
  4. Within the Sand Palace of Amang
  5. Where Gold of Stars will Glow
  6. Spirits of the Greenberry Haven
  7. Flow of Time is Always Cruel
  8. The Madman and the Dragon
  9. The Purple Castle on Top of the Ruby Hills
  10. The Mayoo Woods Mystery
  11. Every Moon and Every Sun
  12. True Alchemy Never Dies
  13. Slave to No One

Extrait de l’album :

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